Une troisième semaine d’adaptation

En ce début de semaine, et après les jeudi et vendredis dernier sans école en raison de la grève des professeurs, Maman a accompagné Pierre et Apolline seulement à l’école car Baptiste n’avait pas école, sa maitresse ayant un RDV médical. Pour Apolline, c’était encore compliqué de la laisser dans sa classe.

Vers 8h, on reçoit un appel de l’école pour venir chercher Pierre car sa maitresse n’était pas là, son enfant était malade. Elle avait envoyé un message à 5h le matin mais comme nous n’avions plus internet depuis samedi soir, nous n’avions pas l’info comme une dizaine d’autres enfants. Elisabeth nous a prévenu, il est fort probable que nous n’aurons pas une semaine dans l’année où les enfants auront chacun 5 jours d’école…Affaire à suivre donc.

Papa profite donc de récupérer Pierre pour ensuite faire le tour des menuiseries en quête de bois pour construire un étendoir à linge. Nous avons essayé plusieurs « menuiseries » avec des prix allant de 12000 à 40000 pesos pièce. A priori, les français ont de l’argent donc les prix peuvent vite s’envoler pour nous, c’est très vrai aussi sur le marché nous a-t-on dit.

Le mardi, une nouvelle fois compliqué pour Apolline l’école. On a pu expliquer à la maitresse la veille au soir que Apolline s’ennuyait beaucoup en classe et surtout qu’il y avait beaucoup de bruit par rapport à la France. Et encore pire quand la maitresse s’absente, les garçons peuvent même se bagarrer. Papa est invité à rester une heure avec Apolline en classe. La maitresse commence pendant 10 minutes à expliquer aux autres enfants qu’il faut faire moins de bruit en classe, que ce sera bénéfique pour mieux apprendre. Elle explique aussi aux enfants que le temps prévu pour le sport serait remplacé par les autres matières si les enfants n’arrivaient pas à se concentrer et bien travailler.

Ensuite, le travail a débuté, c’était (encore) du coloriage suivi de découpage et collage pour remettre les objets par famille. Inutile de dire qu’Apolline avait fini la première.

La maitresse est ensuite venue nous voir pour faire faire un test à Apolline : une lecture d’une page entière puis ensuite une dictée pour écrire une dizaine de mots. Elle s’est ainsi rendu compte qu’elle n’était pas au bon niveau scolaire dans cette classe de « primero ». On se met d’accord qu’elle en parle au coordinateur.

Le soir c’est Mardi Gras, nous sommes invités à manger avec les enfants et à faire les galettes pour tout le monde, sœur Marie Thérèse s’occupe quant à elle des crêpes. La soirée sera très compliquée avec la fatigue accumulée, la quarantaine de galettes à cuisiner et la violence de certains parents sur leurs enfants…

Le mercredi, Apolline était en pleine forme car elle n’avait pas école, sa maitresse ayant un rendez-vous médical. Elle accompagnera donc maman toute la journée à son travail. En cette journée des cendres et du premier jour du carême, nous avons pu constater que cette fête catholique est beaucoup plus fêtée qu’en France. Dans Villa de Leyva, Papa a pu constater que presque tous les passants rencontrés avaient la croix sur le front. Maman et Apolline ont pu avoir leur croix elles aussi sur la fondation.

Baptiste quant à lui rentrera de l’école avec un joli sac à dos, cadeau de la part d’une intervenante à l’école.

Il ne devait pas y avoir assez de sac modèle gars (Requin, modèle essayé sur la photo envoyée par la maitresse) alors Baptiste à eu le modèle fille très joli : une belle vache.

Le jeudi, après la dépose des enfants à l’école, papa a pu faire le tour des quincailleries pour trouver son matériel. Pas de Brico Dépôt et Leroy Merlin mais des magasins « à l’ancienne », où on passe derrière le comptoir pour montrer ce que l’on cherche au vendeur.  Le vendeur vient déposer le sac de ciment de 50kg posé sur son épaule dans le coffre de la voiture. Merci !

A la menuiserie (des machines sous des tôles posée sur quelques poteaux en bois), j’ai pu récupérer mes morceaux de bois à presque la longueur demandée… On n’est pas à quelques centimètres près…

Le midi, c’est papa qui va chercher les enfants à l’école. Baptiste termine à 12h, les grands à 13h, on en profite pour flâner, faire des courses, et Baptiste aime bien jouer avec les pigeons.

Le vendredi, pour le dernier jour de la semaine, Baptiste n’avait encore pas école, sa maitresse avait encore un rendez-vous médical. On vous expliquera plus tard le système de santé, ce n’est pas très simple. Pour le coup, on a pu tester un remède de grand-mère ce même jour, Baptiste ayant été piqué par des guêpes. Sofia, la collègue de maman à la crèche a immédiatement écrasé des fleurs de bougainvilliers dans sa main pour lui mettre sur les piqures. A priori ça a fonctionné, car le gonflement a été limité, plus de pleurs et plus mal pour Baptiste.

Le soir, on en a profité pour faire notre première virée de nuit dans la ville et hors de la fondation. Au programme, un repas pas typique colombien mais que les enfants ont bien aimé 😉 Hamburger, frites et soda pour 2 euros et pizza géante pour 5 euros.

La suite de la soirée s’est passée sur la place centrale de la ville qui est vraiment un chouette endroit pour passer une agréable soirée. Des bars entourent la place et l’ambiance y est agréable. Cette soirée nous a fait un bien fou à tout le monde. Nous avions donc bien besoin d’une soirée à nous. Quelques frayeurs pour les filles sur le chemin du retour avec des bagarres de chiens… heu… Et puis nous croisons des jeunes dont les filles ont des bébés ou enfants en bas âges sur les épaules ou dans les bras. Pierre nous questionne en étant étonné par l’âge des filles qui peuvent avoir des bébés. On en profite pour aborder certaines explications liées à ces constats.

Le samedi matin, les filles sont allées flâner en ville pendant que les gars préparaient avec les d’autres enfants des cheese-cake pour le dimanche.

L’après-midi, papa et Pierre ont accompagné Alejandro à son entrainement de foot… Bon, on ne savait pas à quoi s’attendre et on n’a pas été déçu. On passe devant le terrain de foot en herbe qui semble à cette période à l’abandon (même si la saison est censée avoir démarré depuis un mois) et à côté de la salle de sport une nouvelle fois vide et fermée. La salle est très récente et fait à priori 3000 places mais on ne sait toujours pas ce qui se passe à l’intérieur.

On finit par arriver sur un terrain en béton sur lequel les racines des arbres voisins ont fait quelques bosses. Alejandro commence son échauffement avec les autres enfants. Papa comprend avec Pierre que finalement il y a toutes les catégories d’âges et qu’il n’y a pas de club mais plutôt un gars qui demande 1000 pesos (25 cts d’euros) par enfant et par séance pour gérer les 2 heures. En même temps ce n’est pas cher et le gars gère assez bien son truc.

Pour l’échauffement, quelques tubes de plastique pour faire une échelle et quelques obstacles et c’est parti. Il n’y aura qu’un ballon, les jeunes joueront chacun leur tour. Au passage, le ballon est beaucoup plus lourd qu’en France et très dur.

A la fin de l’échauffement, voyant la taille des enfants présents, on a demandé si Pierre pouvait jouer. Pas de souci, c’est parti pour un match de 30 minutes avec les autres enfants. Jean Marc on te rassure, Pierre fait aussi des jonglages à la Fondation.

On aura aussi la venue pendant la séance d’une brigade de police spéciale adolescents. Au programme, des photos et des fouilles des sacs à la recherche de cigarettes, alcool et drogue.

Pendant ce temps, c’est bricolage à la maison pour les filles et Baptiste : avion en bois, bouteille à transformer en mur végétal, peinture, … Apolline a pu aussi appeler sa copine Joséphine et lui faire visiter en visio notre lieu de vie.

Le soir, au repas des communautés nous avons pu gouter un tamal, plat vénézuélien à base de farine de maïs cuit dans des feuilles de bananier. Le plat était très bon une nouvelle fois mais accompagné d’un chocolat chaud à l’eau… pas très apprécié par notre famille.

Le dimanche sera plus tranquille avec un réveil en douceur. Les parents filent à la messe où nous serons rejoints à la fin par les enfants pour déguster Granité à la mûre et empanadas, traditionnel plat colombien qui est préparé tous les dimanches matin à partir de 4h par les frères et sœurs de la communauté sous notre chambre…

Le repas du midi avec les enfants de la fondation est transformé par un repas imprévu dans la maison de retraite voisine des sœurs. Une fois par mois, le dimanche midi est prévu un repas collectif avec tous les pensionnaires des maisons de retraite ainsi que les communautés, les retraitants et aussi les invités de passage. Nous étions 120 ce dimanche avec au menus : grillades diverses, manioc, banane plantain, guacamole, … Nous n’avons pas réussi à finir nos assiestes très copieuses. les enfants se sont exercés à la grenouille, une expatriée française surement !

L’après-midi, un peu de jardinage, un peu de peinture (test par les enfants d’activité pour la crèche de maman), une chasse au trésor pour les parents organisés par les enfants avec comme trésor une glace… On pense qu’ils avaient un message à nous faire passer ! On mangera le cheese-cake au gouter, celui à la maracuya est parti très vite, Pierre préférant celui au citron vert comme en France 😉

On a pu aussi ce dimanche faire des visios avec la famille et surtout voir nos petites chattes restées en France. Les enfants à la douche, cà sent la fin du weekend et une nouvelle semaine qui nous attends avec le rendez-vous dès le lundi matin à 6h50 pour voir la maitresse d’Apolline et le coordinateur de l’école pour son changement de classe. L’objectif est de réduire l’ennui d’Apolline à l’école et aussi nous espérons que dans sa nouvelle classe il y aura plus de discipline et moins de bruit.

Peinture sous plastique pour ne pas salir les petites mains et aussi tester le toucher avec les mains et objets de la peinture… au top. Quelques poissons ajoutés par dessus et le résultat est canon!

Un avis sur « Une troisième semaine d’adaptation »

  1. des nouvelles un peu plus réjouissantes 😊 ça se met en place petit à petit. Cool! cette vie est vraiment très différente de chez nous.
    Plus qu’à croiser les doigts pour le changement de classe d’Apolline. C’est quand même bizarre qu ils l’aient mise dans cette classe…
    Belle semaine à tous les 5 et contente de voir que vous avez trouvé du temps pour vous(même un p’tit peu!)
    Bisous

    J’aime

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer