Des nouvelles de la Colombie

Après quelques mois sans vous donner de nouvelles de la Colombie et le Fondation, et suite à de nombreuses demande de votre part, nous publions ce nouvel article.

Nous sommes en lien régulièrement avec les sœurs, les frères, les résidents ainsi que des collègues de la Sala Cuna qui nous donnent des nouvelles. Et ce que nous pouvons vous dire c’est que les dernières reçues n’étaient pas celles que nous espérions avoir.

Malgré des mesures de confinement de la Fondation que prises depuis mars 2020, mesures que nous connues, la Covid 19 a réussi à rentrer à l’intérieur de la Citée de Dieu. Le 6 janvier 2021, les tests réalisés à la fondation ont permis de détecter 88 personnes positives à la covid 19 soit les 3/4 des personnes de la Fondation…

Comme en France, beaucoup ont été malades et d’autres seulement asymptomatiques. Les 3 sœurs (Elisabeth, Marie Thérèse et Carolina) qui nous ont accueilli l’ont aussi eue et cela leur a pris beaucoup de temps pour s’en remettre.

Le père Arcésio, fondateur des citées de Dieu à quant à lui a été hospitalisé. Très vite, 4 premières personnes agées sont décédées. La Mairie de Villa de Leyva a imposé une quarantaine à la Fondation par précaution.

Au 11 février, de nouveaux décès étaient à déplorer portant le total à 12 personnes disparues dont Claudia, une des cuisinières de la fondation, dont Pierre jouait au ping pong avec son fils. Ces nouvelles ont complètement bouleversées la fondation et nous aussi, à plusieurs milliers de kilomètres car se sont des gens avec qui nous avons côtoyés quotidiennement pendant nos 3,5 mois en Colombie.

La rentrée scolaire (qui est en année civile en Colombie) s’est effectuée fin janvier, de nouveau en virtuel et les enfants repartent pour une deuxième année scolaire à la maison. Selon Soeur Elisabeth, c’est une catastrophe car la plupart des enfants n’ont plus de repères, les parents étant au travail, ils sont livrés à eux mêmes.

Bien que la mairie ait levé la quarantaine, la fondation reste fermée pour protéger les habitants. Les messes sont quant à elles toujours célébrées, non plus à l’intérieur, mais sur le parvis de la chapelle. Elle sont diffusées en direct sur Faceebook nous permettant de revoir régulièrement des visages connus.

https://www.facebook.com/lasciudadesdediosoficial

L’épidémie Coronavirus en Colombie est encore loin d’être maitrisée. Sans surprise, le pays traverse en ce moment sa deuxième vague de contaminations, atteignant de gros pics. Rappelons que le premier confinement à duré 159 jours !!!

C’est surtout dans les villes principales du pays, qui sont le plus touchées (Bogota, Cali, Cartagena, Medellin), que l’on va trouver les mesures les plus restrictives.

Mais au final il est impossible d’être précis sur la situation car il n’y a pas de mesures prises au niveau national par le gouvernement. Chaque ville, région, département, va procéder différemment et indépendamment et les choses peuvent changer d’une semaine à l’autre, d’un jour à l’autre. Bienvenue en Colombie !

Voici quelques mesures que l’on va retrouver changeant en fonction des endroits :

  • Confinement par zones : certaines villes mettent en place des confinement localisés par quartiers
  • Couvre feu : certaines villes ont mise en place un couvre feu le soir
  • Pico y Cedula : consiste à ne laisser sortir qu’une partie de la population en fonction du numéro de Carte d’identité (C’est ce que nous avions à Villa de Lleyva)
  • Confinement week-end : certaines villes mettent en place des confinements le week-end
  • Ley seca : certaines villes interdisent totalement la vente d’alcool

Les frontières terrestres et fluviales restent fermées jusqu’au 1 mars 2021.

La Colombie fait partie des pays les plus touchés au monde (presque 60000 mort à ce jour) : on la retrouve au 11e rang des pays les plus touchés en nombre de cas derrière les USA, le Brésil, l’Inde, la Russie, l’Angleterre, la France… et Le 2ème en Amérique Latine, après le Brésil.

Retour en France

Mercredi soit, nous faisons un dernier tour de la fondation pour des au revoir à tous. Avant le dernier couché, nous faisons le point sur le trajets et les documents …

  • Sauf conduit de la migration colombienne pour justifier notre trajet jusqu’a l’aéroport
  • Sauf conduit de la mairie pour attester la sortie de Villa de Leyva
  • Déclaration sur l’honneur de non présence de Covid 19 à bord de nos organismes
  • Billets de trains et d’avions
  • Attestation justifiant notre entrée sur le territoire français
  • Attestation de circulation en France à plus de 100km de chez nous…

Jeudi 21 mai, 3h00 nous voilà levés pour le chemin du retour qui s’annonce long. Une petite douche et le réveil des enfants nous voilà prêts alors que de la lumière s’allume ça et là dans la fondation. Quelques instants plus tard, la famille vénézuélienne arrive avec café à la main pour un dernier pot avant notre départ. Ils nous aiderons avec soeur Elisabeth à porter nos 3 valises, 7 sacs et quelques sacs à dos jusqu’au parvis de la fondation où un bus doit arriver à 3h45 pour nous emmener vers Bogota.

Nous profitons de l’attente pour discuter une dernière fois avec les personnes de la fondation levées à cette heure. Le bus arrive finalement à 4h, nous chargeons tous nos bagages, faisons les derniers au revoir et fermons les portes du bus…. avant de les réouvrir aussitôt pour remercier Soeur Marie Thérèse qui avait loupé le réveil pour cette dernière embrassade.

Nous partons donc de la fondation, puis 5 minutes plus tard le chauffeur s’arrête pour répondre au téléphone… demi tour à la fondation, soeur Elisabeth avait oublié de payer le chauffeur. Nous repartons ensuite en direction de Bogota dans notre bus 16 places obligatoire (2/3 des sièges devaient être libres) bien secoués pour les routes colombiennes pas très confortables. A bogota, nous avions convenu de nous arrêter sur la route pour un dernier coucou à Fabiola qui nous avait accueilli lors de notre arrivée à l’aéroport. On en profite pour récupérer un colis à rapporter en France pour un envoi surprise à sa fille qui habite Lyon et qui devait accoucher quelques jours plus tard . Elle aurait préférée lui apporter elle même mais les vols sont malheureusement suspendus jusqu’a début septembre.

A notre arrivée à l’aéroport, un gendarme français nous accueille et nous fait passer en priorité nous évitant ainsi la centaine de mètre de file d’attente pour le pointage de différentes ambassades. L’aéroport est officiellement fermé, nous entrons par le hall des sortie après un lavage de main obligatoire. Le passage de la migracion colombienne sera le plus long, les enfants ayant dépassés les 3 mois de présence sur le territoire sans avoir leur visa…. que l’on ne pouvait pas avoir étant donné que tous les services de migracion étaient fermés… Bref, au bout d’une heure et 277000 pesos (66 euros), nous passons les portiques de controle.

Une fois n’est pas coutume, famille avec enfants sont prioritaires, nous rentrerons les premiers dans l’avion. Des colis sont déjà présents sur les sièges avec boissons et nourriture évitant ainsi les circulations du personnel de bord et les croisements dans l’avion qui est plein. Le vol Air France de la veille vers Paris était quant à lui rempli à seulement 3/4 en raison des distanciation sociales.

Nous décollons pour ….1h30 de vol. En effet, nous avons appris quelques jours auparavant que l’avion s’arrêterait faire le plein de kérosène sur l’île de Curacao qui appartient aux pays bas. On imagine que le prix doit être très attractif pour nous laisser sur le tarmac en plein soleil dans l’avion 1h30 les portes ouvertes avec une température extérieure de plus de 30°c. Pour comparaison au Vénézuela voisin le prix de l’essence est de 0,018€ le litre où en France il est à 1,28€.

Nous resterons 1h30 au lieu de 2h30 à l’arrêt avant de repartir pour 8h de vol vers Amsterdam. Nous atterrirons à 7h du matin (Minuit heure colombienne) avec un peu de fatigue. Nous passerons 7h d’escale à Amsterdam dans le 3ème aéroport d’Europe qui était désert…gros changement par rapport à l’ébullition vue à l’allée en février. Les gens croisés dont le personnel de l’aéroport contrairement à Bogota ou dans l’avion ne sont pas masqués à coté des passagers en provenance des pays asiatiques sont recouverts des pieds à la tête avec masque, sur-blouses, sur-chaussures, sur-valises… Nous en profiterons pour quelques heures de sommeil, un petit repas rapide puis direction la porte d’embarquement pour Paris.

A Paris, nous récupérons tous nos colis et commandons un van Uber pour rallier la gare Montparnasse. Nous étions à l’heure, nous avons donc pu avancer notre train de 2h30 car nous avions pris de la marge. Du parvis de la gare au train, ce sera vraiment la grosse galère du voyage à devoir porter les sacs. Anne 1 sac de 20kg sur chaque épaules, Josselin la grosse valises avec 2 sacs de 20kg dessus, les enfants nous aidants à porter aussi les petits sacs et valises… Une heure à attendre dans la chaleur parisienne, la police très présente nous demandant de remettre correctement notre masque, y compris les enfants, que nous baissions pour essayer de respirer correctement…Nous ferons le trajet Paris-Nantes, chacun sur notre banquette pour profiter d’un nouveau somme.

A notre arrivée à la gare de Nantes, les parents de Anne étaient présents pour nous rapporter chez eux mais nous avons aussi eu la belle surprise de voir nos amis de l’IST, les mêmes qui chantait ttttuuuuuu à 5h du matin dans le hall de l’aéroport de Nantes lors du départ. Bien contents d’avoir de l’aide pour porter tout ces bagages.

Notre maison étant louée le weekend de l’ascension (nous n’étions pas censé être en France à cette date…), nous passerons deux nuits chez les parents de Anne où la soeur et la tante de Anne viendront passer le samedi, les enfants pouvant retrouver leurs cousins. Nous passerons la nuit suivante chez les parents de Josselin où les enfants pourront retrouver leurs chattes et la tyrolienne.

Nous arrivons lundi en fin de journée chez nous découvrant 3 colis suspects déposés dans la maison. La confrérie des abbés et soeurs du naimportequoi (allias les copains de l’IST) avait demandé à notre voisin Michel de déposer ces colis pour notre arrivée remplis de réconforts pour petits et grands : haribo, brioches, pâte à spéculos, sucre, farine, oeufs, des dessins, des livres de coloriage … Après la curiosité, l’émotion nous a touchée. On ne pouvait pas commencer notre quatorzaine volontaire dans de meilleures conditions, merci.

Depuis notre arrivée, on profite de notre maison, du beau temps, on récupère petit à petit

La période amène à se poser, même si pour Anne, l’atterrissage n’est pas encore tout à fait fait… Les enfants apportent dynamisme et organisation. Visite de l’école avec les maîtresses pour préparer les enfants à un retour particulier. Et retour sur les bancs d’école le lundi 8 juin. Des appréhensions sur des notions non vues et en même temps des envies de revoir les copains.

Que d’émotions avant le départ de Colombie

Les derniers jours avant notre départ de Villa de Leyva auront été très riches en émotion, avec beaucoup de joie et de pleurs, tristes de quitter la Colombie après seulement 3 mois alors que nous étions ici pour 12 mois. En cette année 2020, le coronavirus aura finalement comme pour beaucoup changé les choses. Retour sur ces derniers jours.

Tout d’abord le repas de toute la fondation le samedi soir qui s’est déroulé dans l’enceinte de le communauté des soeurs. Nous avons en famille épluché toute la matinée les pommes de terre au couteau… Maria-T a cuisiné pour les 60 personnes du poulet ainsi que des pommes dauphine maison, un vrai régal. Et en dessert, de super bonnes glaces artisanales offertes par une dame proche de la fondation. Nous avons profité de ce rassemblement pour faire un discours en espagnol devant tout le monde pour indiquer notre départ et remercier chaleureusement tout le monde. Père Arcesio et Elisabeth nous ont à ce moment là offert une peinture de la fondation que les enfants veulent accrocher dans leur chambre en France.

Les enfants ont ainsi réalisé un planning de décompte pour aider Baptiste à compter les dodos (étoiles) qui restaient avant le voyage du retour et une explication du trajet à venir.

Le dimanche matin, nous avons fait cuire 8 brioches pour les faire déguster à la sortie de la messe. Les enfants, chacun avec leur plateau, ont distribué les tranches de brioche toutes chaudes… tout le monde s’est régalé et les gens nous ont assuré que c’étaient les meilleurs pains de toute la vile. En parallèle, les soeurs de Saint Joseph avaient préparé les fameux empanadas dont nous raffolons. Miam. Le midi, c’est nous aussi qui étions de cuisine pour la maison des enfants : les quiches, crème patissière et gateau coco ont finis de remplir les estomacs de plus affamés.

Le mardi midi, le dernier repas avec les soeur et les enfants de la communauté. Les enfants et les mamans nous ont préparé une succession de danses traditionnelles, rondement menée par soeur Carolina.

Puis, ils nous ont tous offert des cadeaux, de la poterie et un sac artisanal, des bracelets colombiens, et surtout les t-shirts de l’équipe de foot colombienne que nous souhaitions rapporter avec nous mais malheureusement les boutiques sont fermées depuis plus de 2 mois… Nous avons beaucoup apprécié tous ces gestes.

Le soir, nous avons fait le chemin de prière avec toute la communauté. Les différentes nationalités étaient invités les unes après les autres à mener la marche. C’est ainsi que nous avons pu le chanter en espagnol, en italien, en français… quelle richesse de culture!!!!

Le mercredi midi, dernier déjeuné à la fondation, cette fois-ci nous étions invités par les frères. Joss a donc cuisiné tous les desserts, nos préférés: flan patissier et fondants au chocolat accompagnés de bulles, les frères en raffolent. De notre côté, nous avons distribué à tout le monde, des cartes de remerciements peintes par Anne avec une jolie fleur. Il a été décrété à la fin du repas de faire un match de foot pour le plus grand bonheur de Pierre.

L’après midi, nous avons pris le temps de nous poser avec les personnes présentes dans la cour, c’est ainsi qu’Apolline s’est faite coiffé par la maman de la famille Vénézuélienne, que Pierre s’est vu expliqué par une étudiante les globules rouges avec un microscope… J’ai pu dire au revoir à ma collègue de la Sala Cuna, Sofia à travers la grille.

Dernier calin avec Francisco
Tressage des cheveux d’Apolline
Notre mascotte Yolanda, qui me parlait souvent même si je ne comprenais pas. Et puis Escolatica, une mamie qui m’a appris à trier mes déchets pour les animaux… une super mamie.

Puis le soir, nous avons été dire au revoir à la communauté des soeurs. L’émotion était forte et c’est avec beaucoup de larmes que nous nous sommes salués. C’est parti pour 35h de voayge.

Nous nous sommes donc levés à 3h20, attendu à 3h45 par les amis avec le café et les derniers cadeaux à caser dans les valises…

Le Nainportequoi veut restaurer une Coccinelle

Le nainportequoi à débusqué dans une rue cachée de Villa de Leyva un belle Coccinelle qu’il voudrait restaurer. Pas sûr qu’il est le temps de la faire durant les 3 dernières journées qu’il nous reste à passer ici.

On en profite pour vous parler un peu des modes de transports utilisés ici. Les gens se déplacent tous à cheval… ou pas. Aujourd’hui, on croise des chevaux mais en fin de semaine à partir du jeudi jusqu’au dimanche et c’est essentiellement une activité touristique, les gens ne se déplacent plus à cheval. En 2004, quand soeur Elisabeth est arrivée ici, le cheval était un moyen de location très utilisé avec des charrettes pour transporter les marchandises. De nos jours les camions et pickup ont remplacé tous ces anciens modes de transports.

La majorité des gens ici se déplacent à pied et n’ont pas les moyens de s’acheter un moyen de transports. Les gens font leurs courses au jour le jour dans des épiceries ou petites supérettes qui pullulent dans toutes les rues de la villa. Ici, pour 18000 habitants, aucune grande surface à l’horizon, la plus grande supérette compte 3 allées de 30 mètres….

De ce fait, les compagnies de bus sont très nombreuses pour proposer des trajets vers les villes d’à coté, vers le chef lieu de département ou vers les grandes villes des autres départements alentours.

Les trains en Colombie existent mais très ponctuellement, les hautes altitudes du pays ne permettent pas forcément des constructions aisées. Le territoire colombien faisant 2 fois la taille de la France, ce sont les vols intérieurs qui sont très utilisés pour parcourir le pays car les routes ne sont pas très belles et les montagnes font que les trajets sont très longs.

Avant de pouvoir s’acheter une voiture, les gens ici optent donc pour la moto. C’est un moyen de transport rapide et plus abordable ici surtout avec les routes qui sont mal entretenues, la plupart hormis les routes principales étant encore en terre.

Devant l’école, à la sortie c’est beaucoup d’enfants, dès le plus jeune âge, qui partent à moto, sans casque et parfois à 3 voire 4 sur la moto.

Renault…

C’est par parce qu’on est français qu’on vous en parle mais ici on imagine très bien que Renault s’est implanté rapidement dans le pays car les anciennes Renault sont partout. La R9 est LA voiture de Villa de Leyva. On croise ce modèle de toutes les couleurs, en version normale ou 4×4 voire même avec une galerie sur le toit pour certains artisans.

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On remarque aussi ici et là des modèles anciens comme la R18 ou la 4L.

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Nous avons maintenant les modèles plus récents visibles ici. Chez Renault, on a croisé uniquement la clio comme modèle connus en France chez Renault car toutes les autres Renault vus ici sont en fait…. des Dacia pour nous ainsi que 2 modèles non commercialisés en France : la petite Kwid (20% moins cher qu’une logan ou sandero) mais aussi l’Oroch

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Et pour finir, les touristes peuvent profiter des bus safari pour les emmener dans les divers endroits touristes que proposent ici les professionnels du tourisme pour visiter différents lieux en une journée.

Rapatriement programmé

Notre rapatriement est maintenant programmé. Après une semaine à envoyer des messages par différents moyens à l’ambassade, c’est avec l’aide de notre ONG la DCC qui a pris contact avec le ministère des affaires étrangères que nous avons pu obtenir notre rapatriement. Merci à tous.

Une nouvelle semaine ici en confinement, ce dernier étant prolongé une nouvelle fois jusqu’au 25 mai en Colombie avec plus de restriction pour Villa de Leyva car il est interdit de sortir de chez soi les samedis et dimanches. Le gouvernement a cependant annoncé des allègements pour que l’industrie reparte ainsi que le bâtiment.

Au niveau scolaire, la reprise n’est pas pour demain…face aux problèmes rencontrés ici avec l’école à la maison ( impossible pour les parents d’imprimer, pas d’accès à internet, etc…), il à été décidé par l’école de fournir gratuitement des livres d’exercices qui vont remplacer ce que nous recevons chaque semaine par whatsapp ou mail.

Une semaine bien remplie avec le travail à la maison, de l’école de Colombie mais aussi de l’école en France pour préparer le retour a la maison.

Une super glace à la mûre préparée par les soeurs
Robin adoooooore la glace, et sa chemise aussi

Ce mercredi, la Colombie a annoncé son record de cas de coronavirus détecté en une journée avec un total à ce jour de 14216 cas pour 546 morts. A voir les annonces et messages postés sur les réseaux sociaux par le président Ivan Duque, le confinement ne semble pas assez respecté et pourrait une énième fois être prolongé pour protéger la population du coronavirus… mais malheureusement pas de la famine qui touche ici de plus en plus de personnes. On vous laisse lire cet article représentatif de ce qui se passe en Colombie en cliquant sur la photo de l’article ci dessous.

Dans un quartier de Bogotá. © Nadège Mazars
Article Médiapart

Au niveau des activités, les 2 à 3 matchs de foot chaque semaine avec les frères et le père Arcecio sont toujours autant attendus par Pierre.

Ce vendredi 15 mai, victoire 10/7 pour notre équipe avec le 10ème but marqué par Pierrot. Par contre, vu les gabarits, le pauvre petit prend des coups, ça lui fait de l’expérience pour les années futures au MSF à Mouilleron-le-Captif.

Frederica, une volontaire italienne, a organisé un atelier tissage pour les enfants. Ils étaient très contents et surtout concentrés à la tâche.

Ici la brioche nous manque tellement et surtout la gâche de chez Tartine et Gourmandise. Les colombiens mangent des petits déjeuners plutôt salés mais de notre côté le sucré est plus d’actualité. Après avoir testé le pétrissage à la main, nous avons opté pour une commande de 13kg de pâte à brioche avec recette française à notre boulangerie préférée. Un façonnage en boule de 500g et direction le congélateur pour des futurs petits déjeuners. Miam.

Un peu moins de chance pour ce mouton. Des agneaux naissent, des moutons sont sacrifiés pour les repas de la communauté.

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Ce temps nous a permis une bonne discussion sur le cycle de la vie des animaux avec les enfants. Par contre, interdit de toucher à Francisco le petit agneau préféré des enfants auquel ils donnent le biberon tous les jours.

Rapatriement

Comme évoqué dans le dernier article, nous avons demandé notre rapatriement à contre cœur sur différents sujets, mais la raison nous a demandé de faire ce choix.

Notre retour prévu en janvier 2021 est donc officiellement avancé au jeudi 21 mai. Nous allons décoller de Bogota à 12h05, partir sûrement de notre logement ici vers 4h du matin pour un périple de 48h qui risque d’être là encore une sacrée histoire.

Notre premier trajet pour rejoindre l’aéroport de Bogota est déjà une première aventure. Nous devons demander à l’ambassade un sauf-conduit avec les noms, prénoms, numéro de passeport, plaque du véhicule, modèle, etc afin de pouvoir réglementairement regagner la capitale car toutes les routes sont contrôlés comme les transports de personnes sont interdits en Colombie. Aussi, les restrictions colombienne actuelle fait que pour ces transports exceptionnels, le bus doit quand même respecter les distanciations sociales avec un remplissage de 35% maximum. Nous allons donc avoir un bus d’au moins 16 places rien que pour nous 5 pour faire les 3,5 heures de route.

Nous avons aussi vu sur les groupe de français en Colombie que certains ont étés arrêtés sur la route par des policiers peut scrupuleux qui leur réclamaient de l’argent en raison de durées de visas dépassées à cause des vols annulés et des services de migration fermés. Les visas de nos enfants n’étant pas encore fait pour cette raison, ils seraient illégalement ici sur le territoire en tant normal mais autorisé par le gouvernement comme tout est fermé. Espérons qu’en cas de contrôle on tombe sur des policiers honnêtes.

L’aéroport de Bogota étant fermée et n’accueillant que des vols de rapatriement, tous les services sont fermés, on va donc prévoir de quoi patienter et se nourrir avant de décoller pour les 14 heures de vol vers Amsterdam. Arrivée à 8h le 22 mai pour une escale de 7h avant un vol vers paris, l’aéroport de Nantes étant fermé. Pour la suite du voyage, on va essayer de voir si on prend le train ou la route.

Et pour la quatorzaine, aucune info à ce jour de l’état alors qu’il devait y en avoir un depuis le 11. À priori du retard dans les décisions, mais si il n’y en a pas cela nous ira très bien.

Du côté de la communauté et du travail de Joss d’accompagnement aux devoirs, il a travaillé sur l’autonomie des jeunes, la responsabilité de leur travail… Les soeurs ont suivi, ce qui est top et donc la responsabilité du résultat du travail effectué des enfants s’est déplacé sur les enfants et non à Joss et les soeurs, ce qui est pour nous, très important sur la prise en main de leur scolarité. C’est un grand pas de gagné. Nous remarquons également des actions suite à nos propositions qui sont mises en oeuvre. Pas assez à notre goût mais tellement bien pour ici. Donc plusieurs propositions ont été faites de notre oeil externe à la vie de la communauté et venant de France. Peut être avec des maladresses mais en tout cas toujours avec un soucis de vivre en communauté, le respect de chacun, l’entre aide, la bienveillance… En aucun cas, nos propositions orientées « organisation » sont les meilleures… en même temps, l’objectif de nos missions est d’échanger et de témoigner de nos expériences passées. Nous avons proposé de créer des partenariats avec des centres de formations pour préparer les projets professionnels des jeunes mamans, définir une charte créée en collaboration avec les personnes/enfants accueillies pour ensuite l’imager, travailler sur le projet de la communauté et redéfinir les moyens/le public accueilli/les orientations… et ainsi clarifier le projet et rendre plus cohérent les actions entre les soeurs, travailler l’autonomie des enfants accueillis pour les devoirs, définir des contrats d’accueil pour les adultes/enfants avec une approche sur l’hygiène/la prise d’initiative.. pour ma part, il me semble que cela apporterait un cadre, une dynamique et une cohésion d’ensemble. Il n’est pas possible de calquer un modèle d’institution française et en même temps, la mise en place de quelques outils parmi tant d’outils peut tellement améliorer un fonctionnement dans lequel nous ne nous retrouvons pas.

A coté de cela, les enfants se sentent vraiment bien. Ils nous étonnent tous les jours et me font sourire lorsqu’ils jouent et surtout parlent avec les autres enfants. Pierre se rend tous les matins en cuisine pour aider Laura et Cecilia.

A très vite vous tous.

Une semaine particulière

Cette semaine à été marquée par de nombreux évènements riches en émotion et malheureusement nous avons du collectivement mettre en marche notre procédure de rapatriement vers la France pour les prochains jours… retour sur cette nouvelle semaine en Colombie.

Le travail à la maison

La semaine s’est déroulée comme la semaine précédente pour nous à savoir la réalisation des cours à la maison. Pour nos enfants, Anne s’est parfaitement reconvertie en professeur d’une classe multi niveaux scolaires. Les travaux des enfants envoyés par Whatsapp par les professeurs sont biens faits par nos enfants, le tout permettant à chacun de mieux comprendre petit à petit l’espagnol.

Pour le programme scolaire des enfants, nous sommes étonnés de voir que Pierre et Apolline avec une classe d’écart peuvent voir exactement les mêmes notions avec des pédagogie très différentes. Voici quelques exemples de ce qu’ils voient:

Pierre – En maths, il est sur les droite/segment, lecture d’angles au rapporteur, décomposition des chiffres, soustractions à 6 chiffres avec retenues. En Naturales, il voit les herbivores/ominvores/herbivores, les animaux sauvages et domestiques, il a fait un exposé sur le loup. En Sociales, il voit les organismes de protection, de vigilance et de contrôle, le repérage sur un plan de la commune, repérer les espaces publiques, les évolutions des constructions des maisons… En Lengua: il voit l’écriture d’une lettre formalisée, les synonymes/antonymes. En Artistica, il voit comment dessiner plus grand suivant un cadriage. 

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Apolline – En maths, elle voit les décompositions des chiffres, l’écriture des chiffres en lettre, additions et soustraction, les formes géométriques… En Lengua: elle a vu en une semaine le féminin, le masculin, pluriels, synonymes, antonymes, et écriture d’une lettre formalisée (sport!). En Tecnologia, elle fabrique avec des matières recyclées un ordi, un téléphone… En Etica, elle voit les notions de responsabilité/autonomie/respect. En Religion, la notion de solidarité. En sport, elle a eu a fabriquer une balle (nous avons opté pour une chaussette trouée avec du sable). En anglais, elle dessine et écrit les fruits et légumes. 

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Baptiste – Il commence les sons, quelques lettres, repérer des mots en anglais, notion de droite/gauche, un peu/pas/beaucoup, formes géométriques, il a du dessiner sa maîtresse… 

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De mon coté (Josselin) je travaille (ou essaye) avec les deux jeunes filles ici présentes mais la situation est de plus en plus compliquée. Les soeurs ont beaucoup de mal à gérer les situations conflictuelles avec les deux jeunes. Elles ne veulent pas travailler leurs cours, leur répondent, refusent de participer aux tâches ménagères. Du coup, je passe mon temps à attendre sereinement qu’elles descendent. Par moment, elles travaillent super bien mais 90% du temps, elles attendent les réponses ou bien sont couchées sur les tables à dormir n’écoutant pas les demandes des soeurs …

Nous pensons qu’une seule partie des classes colombiennes fait le travail à la maison, sachant que la plupart des enfants sont partis chez leurs grands parents à la campagne. Cette semaine le travail est beaucoup plus simple et moins important que la semaine passée, les maitresses demandant à certains enfants de travailler seuls, et demander l’aide des parents que pour débloquer la situation. Chacune des maitresses à tous les niveaux ont envoyé un questionnaire pour savoir si dans les familles les enfants disposent d’un accès internet, de données cellulaires, d’un ordinateur ou d’une tablette. Les réponses des parents sont presque toutes les mêmes, à part quelques exceptions :

  • Nous n’avons rien, seulement internet quand notre voisin nous le partage
  • J’ai un téléphone et j’achète des données toutes les semaines
  • Nous ne disposons de rien…

Autant vous dire que c’est très compliqué ici le travail à la maison. Nous ici nous avons tout et c’est vrai que c’est confortable mais pas représentatif de la population locale. Cette semaine, l’école à donc proposé que les parents qui ne disposent de rien puisse retirer gratuitement dans une papeterie les cours de la semaine pour les faire à la maison.

Le gouvernement de son coté semble proposer aux parents d’enfants scolarisés des forfaits de données cellulaires gratuites pour aider les enfants à travailler à la maison. Espérons que cela puisse les aider.

Le premier cas de Coronavirus à Villa de Leyva

Vendredi 1 mai, la mairie de Villa de Leyva à annoncé le premier cas de Coronavirus dans notre ville, suivi ce lundi par 3 autres cas, tous asymptomatiques et proches de la première personne infectée 4 jours plus tôt. Autant vous dire que ce premier cas ici à nouvelle fois fait monter la peur des gens.

Elisabeth de son coté s’organise de plus en plus pour faire livrer le maximum de chose ici (fruits, légumes, pains, viandes, lait, …) afin de ne plus sortir sauf pour le strict minimum.

Les décisions du père Arcesio

Cette semaine le père Arcesio à annoncé à la communauté que les finances de la fondation étaient au plus bas et qu’il ne pouvait plus continuer avec les charges actuelles. Les recettes de la fondation sont presque toutes à l’arrêt (seuls quelques dons arrivent encore) car les recettes directes comme les messes, quêtes, retraites, baptêmes ou mariages sont toutes nulles pour encore de nombreux mois.

Il a donc annoncé à tous les salariés de la fondation, sauf deux, qu’ils étaient licenciés car ils n’était plus possible ici de les payer. Lundi, certains sont donc venus chercher leurs effets personnels, d’autres ont appelés Elisabeth en pleurs en lui disant qu’ils n’allaient plus pouvoir payer les loyers et acheter à manger à leurs enfants … C’est très triste.

Le père Arcesio a aussi annoncé qu’il allait renforcer la sécurité sanitaire de la fondation afin de protéger les 50 personnes âgées qui vivent ici jusqu’à ce qu’un vaccin puisse voir le jour. Les conséquences sont multiples :

  • Les deux salariés restants doivent maintenant venir vivre ici avec leur famille et ne plus sortir de la fondation.
  • Les personnes qui sortent de la fondation ne peuvent plus y rentrer sans une mise en quarantaine pour 15 jours dans une maison de la fondation. Un papa des familles vénézuélienne à fait le choix de rester dehors et vient donc au portail voir sa femme et ses enfants car il ne peut pas entrer.
  • Les crèches (0 à 2 ans) et jardin d’enfant (3 à 4 ans) ne rouvriront pas surement avant 2021.
  • Les portails resteront fermés encore longtemps pour ne pas faire entrer le virus dans les maisons de retraite.

Autant vous dire que ce vendredi 1 mai, entre l’annonce du premier cas de Covid-19 ici et les annonces du père Arcesio, nous avons pu remarquer de plus en plus d’inquiétudes sur les visages de personnes, du stress aussi chez certains qui se sentent perdus et impuissants face à cette situation inédite.

Une fin de mission et un rapatriement

Nous voyons au fil des semaines de plus en plus de volontaires rentrer en France en raison de la sécurité, de la santé ou des missions qui sont arrêtées. De notre coté, comme nous nous sentions bien ici, nous avons souhaité poursuivre pour attendre de connaitre la suite, si les choses vont repartir, …

Malheureusement, dans le contexte actuel, nous avons décidé avec notre partenaire de mettre un terme à notre mission et de demander à l’ambassade un rapatriement vers la France pour plusieurs raisons :

  • La mission de Anne est à l’arrêt et ne reprendra pas cette année
  • La mission de Josselin est quasiment arrêtée aussi sachant qu’il ne reste que 2 enfants (pour le moment avant un éventuel autre départ), les autres enfants ne rentrent plus ici pour les devoirs, les achats vont se faire de plus en plus par livraison, aucun bricolage n’est possible…
  • Le pic de l’épidémie de coronavirus est prévue pour cet été car nous sommes ici qu’au début
  • L’école est à l’arrêt et il est peu probable que les enfants n’y retournent avant plusieurs mois voire plus sans savoir si le père acceptera que les enfants sortent chaque jour, se mélangent aux autres enfants
  • La ville ici qui vit à 80% du tourisme ( 300 hôtels et 300 restaurants) ne verra plus de touristes avant des mois voire 2021, les habitants étants de plus en plus sans travail et ressources.
  • Les vols internationaux vers l’Europe ne reprendront pas avant septembre au minimum et des vols de rapatriement sont encore proposés à ce jour par l’ambassade car il reste quelques centaines de français ici.

La décision n’est pas facile car nous aurions aimé faire une année, pour s’immerger encore plus dans la vie colombienne, se mettre au service d’une communauté, pour que les enfants apprennent l’espagnol, pour que nous puissions découvrir le pays, rencontrer des personnes, faire découvrir à nos parents la Colombie et notre lieu de vie. Bref, pour plein de choses nous aurions aimé continuer ici mais la raison nous à convaincu à faire ce choix, à contre coeur.

L’ambassade à proposé un vol ce 9 mai vers Amsterdam mais nous n’avons pas été retenu pour ce vol car il y avait très peu de places pour les français. Un vol à décollé le 2 mai vers Paris, nous espérons donc prochainement un autre vol vers la France et sommes à cette heure dans l’incertitude sur la mise en quarantaine que va imposer la France à partir du 11 mai pour les personnes arrivant des zones non européennes. Bref, comme beaucoup de fois depuis notre début d’aventure, nous ne maitrisons pas grand chose… mais c’est çà le volontariat.

Nous l’avons annoncé aux enfants et nous ne pensions pas qu’ils réagiraient comme cela. Pierre s’est littéralement effondré en exprimant son souhait de rester ici car comme il dit: j’adore les animaux ici, j’adore aller avec les frères, on a plein d’espace et des jeux, des copains avec qui jouer… Pierre nous épate par sa capacité d’apprécier ce qui l’entoure. Apolline aussi s’est mis à pleuré avec plus de retenu et en exprimant aussi ce qu’elle apprécie ici et rapidement en nous demandant comment allait se passer le retour, si elle devra porter un masque: Apolline reste étonnante sur sa capacité de projection. Baptiste est resté avec nous à nous écouter échanger tout en exprimant qu’il est bien ici. Nous avons donc échangé un long moment en famille. C’est juste merveilleux que les enfants se saisissent des choses qui leur font plaisir et zappent les difficultés du démarrage. Nous leur avons expliqué les raisons de notre choix tout en leur avançant les questions sans réponse et pourquoi pas se laisser une porte ouverte dans les années à venir sur un autre projet. Ce projet s’est déroulé si différemment par rapport à nos projections de départ. Nous avons eu la chance de partir, de vivre 3 mois ici, de profiter en famille d’un rythme plus ralenti…

La prise d’habits de 3 soeurs

Le 1 mai, malgré toutes les autres annonces, nous avons quand même pu assister à la prise d’habits de 3 soeurs de la communauté de Saint Joseph. C’était un moment très émouvant dans le contexte actuel où la mission de ses soeurs est aussi à l’arrêt puisqu’elles ne peuvent plus accueillir de retraitants. Ces soeurs en formation ont pu vêtir la tenue de la congrégation et le voile avant les voeux. C’est donc une messe avec beaucoup d’émotion, des moments de silence, de chants qui ont amené chacun d’entre nous à s’écouter.

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Les aquarelles

Pour l’aquarelle, rien ne vaut un stage sur le thème de SummerBooster avec les tribulations de Marie que j’adore.

Le Nainportequoi à mal au coccyx

Malgré son cocktail de jus de fruits tous les matin, le Nainportequoi se plaint d’avoir mal au Coccyx. Il faut dire qu’ici le travail est très très manuel et le nain ne semble pas assez costaud pour effectuer seul tous ces travaux.

Ce lundi 27 avril, le gouvernement à autorisé la reprise des chantier du BTP. Le nain à voulu y participer mais le travail est vraiment plus compliqué qu’en France et le coccyx du nain semble ne pas supporter tous ces efforts.

Voici donc quelques exemples photographiés avant le confinement.

La manutention à la main

Mon cher Simon, ici aucun télescopique à l’horizon, un marché pourrait exister pour Manitou si seulement le prix de la main d’oeuvre ici à la campagne était plus élevé pour compenser le cout d’investissement d’une telle machine qui pourrait vraiment aider la santé des travailleurs.

Ici, un des détaillants en brique de la ville. Les camions sont chargés et déchargés à la main.

Juste à coté du détaillant de brique se trouve le détaillant de divers matériaux dont les sacs de ciments. Je vous laisse regarder la remorque du camion et les personnes pour comprendre comment sont chargés et déchargés ces camions. Il aura fallu plusieurs heures à plusieurs personnes pour arriver à vider le camion de ces sacs de 50 Kg…

Le ciment est entreposé avec les autres matériaux dans un bâtiment avec des marches … Lorsque les artisans viendront acheter le ciment, les mêmes personnes reprendront donc les sacs pour les charger dans le camion et les redécharger sur le chantier.

Vive les big-bag de sable

Les big-bag de sable et gravier ici, on n’en a pas vu. Ces deux matériaux se transportent dans ces types de camions et les déchargements se fond pour le plupart en levant la benne mais ici par exemple, des big-bag avec un camion grue aurait pu éviter à ces 4 personnes de passer la matinée à décharger à la pelle camion.

Ici à coté de l’école des enfants, le déchargement s’est fait dans la rue mais le tas à été rentrée à la pelle faute de pouvoir manoeuvrer et vider dans la cour de la maison.

Les rues de Villa de Leyva sont en reconstruction. Pour garder du cachet, ces rues ne sont pas faites en enrobé mais ne sont pas faite à l’ancienne avec des petits pavés de pierre des montagnes. Ce sont de grandes pierres plates qui sont collées à la main pour former des rues entières.

Mes menuiseries préférées

Tous les bâtiments des artisans que nous avons vu ici sont très minimalistes. Ici, les deux menuiseries où nous avons acheté du bois. Quelques bouts de bois et des tôles, quelques machines et de l’électricité et c’est parti.

Dans cette dernière menuiserie c’est l’évacuation des copeaux de bois. Ces derniers sont chargés à la pelle dans des sacs puis montés avec une échelle (assez simplifiée…) pour déverser le tout dans le camion, puis redescendre, remplir un autre sac et remonter le vider…

Ici une livraison de bois et un déchargement à l’épaule

Notre pont, pas sûr qu’on le voit fini

On vous présente le pont qui est entre la fondacion et le centre ville de VIlla de Leyva. L’ancien pont à été détruit en septembre pour une reconstruction qui était programmée en 3 mois… Voici l’état du pont à ce jour, après 8 mois de travaux dont le mois et demi de confinement. Autant vous dire qu’on est pas sûr de voir le pont terminé avant notre départ.

L’absence de ce pont fait que pour aller au centre ville en voiture nous devons faire un détour de presque 10 minutes sur des chemins de terre où l’on est bien content d’avoir un 4×4 pour les arpenter.

Ici en Colombie, ils craignent plus que tout, ce genre de chantier qui durent dans le temps car malheureusement les subventions données par l’état ou les régions disparaissent bien souvent laissant les chantier à l’arrêt et les travaux jamais terminés.

À Villa de Leyva il pleut autant qu’en France, très souvent la nuit par pluie d’orage. durant février et mars, nous avons pu constater toutes les semaines des journées qui débutaient comme ca, un chantier inondé. Avec une petite pompe et des seaux, les ouvrier vident l’eau afin de pouvoir continuer à creuser les fondations avec un homme et un marteau piqueur au fond des forages… Un autre homme en haut avec seau et poulie pour remonter les gravats.

Ce jour la, les ouvriers ont durant une journée entière brassé la colle dans la bétonnière pour la faire descendre en bas le béton afin de faire la fondation d’un des piliers du pont.

La sécurité au travail

La sécurité au travail n’est pas forcément très présente. Nous pensons qu’ils font de plus en plus d’efforts pour améliorer les conditions de travail mais des choses dangereuses pour nous français nous sautent quand même aux yeux.

Ici, on vous laisse chercher les gardes corps de la passerelle surplombant les 4/5 mètres au dessus des fondations.

Les camions nacelles nous en avons vu à la fondation lorsqu’ils sont venus réparer un transformateurs électrique. Par contre, pour les personnes qui travaillent sur les réseaux télécoms, nous les voyons dans Villa de Leyva monter à l’échelle et travailler en hauteur sur les poteaux.

Ici, sur le chemin de l’école, nous voyons tous les matins un maçon qui vient chercher en ville sa dizaine d’ouvriers pour les emmener sur un chantier à l’écart de la ville.

Le pauvre nain, bien que voulant aider tout le monde, son coccyx est atteint…

Grosse pêche cette semaine et début des devoirs colombiens à la maison

L’école colombienne a la maison

C’est donc une nouvelle semaine avec les devoirs à la maison des maitresses de l’école de Colombie. Joss avec les pré-ados de la fondation et moi-même avec nos 3 loulous. Autant vous dire, qu’un gros challenge se présentait à nous (enfin surtout moi qui baragouine 2 mots en espagnol)… gros travail de traduction (merci google trad!!!). Nous recevons par Whatsapp les devoirs de la semaine le dimanche pour Pierre et Apolline et chaque jour pour Baptiste.

Lundi, je suis allé chercher le matin (oulala, 1ère sortie depuis 6 semaines en ville et toute seule), bien équipée de gants et masque, les cahiers d’école de Baptiste et de la petite Valentina au domicile d’une maîtresse. J’appréhendai de sortir toute seule, bien équipée de ma carte d’identité pour tout contrôle… le stress de me faire arrêter pour contrôle de papier et ne rien comprendre de ce que l’on me dit. Bon, finalement, pas de contrôle, bonne réception des cahiers… le tout en 1h30, donc impeccable. Les maîtresses nous informent que le contenu des devoirs sera équivalent en heures de classe… heu… 3 enfants, fois 5 heures… ça fait beaucoup, objectif, s’organiser pour optimiser le temps et condenser. Malheureusement, les premiers jours… les enfants ont bossé… bossé… dès le retour du repas le midi… au boulot. L’organisation d’une journée:

  • 8h-10h travail puis 30 min de pause dehors
  • 10h30-11h30 travail puis 20 minutes de Bayam sur les expériences, découvertes animales, « un jour une question… »
  • 12h repas en commun avec les autres enfants.
  • 13h30 reprise du travail et finir à 15h par un « c’est pas sorcier » qu’ils adorent. (surtout celui des pompiers que Pierre avait vu avec Sylviane 😉

Ca a payé et jeudi soir, nous avions terminé pour pouvoir passer un vendredi tranquille à s’amuser.

Les devoirs de Baptiste sont beaucoup de collages, coloriage, revoir les tracés des lettres, apprendre les membres de l’école, une danse, une chanson… allez, ça, ça se gère bien. Tous les soirs, nous devons envoyer ce qui a été fait dans la journée avec la date et le nom/prénom de l’enfant. Baptiste a reçu de belles félicitations de part la maîtresse en fin de semaine. Ouf! le prescolar… ça passe!

Chants et danses demandés par la maitresse

Les devoirs d’Apolline… mmmmhhhh, à la méthode un peu vieillotte… la mimi a beaucoup, beaucoup, beaucoup écrit… les lettres, les fruits, les animaux… beaucoup de dessins à faire (des maisons, les formes géométriques, des personnages bibliques, des habits en anglais…) et même un poème. Elle a tenu bon et avec persévérance, a terminé son travail. Apolline a aussi reçu des félicitations de son travail! Ouf, première semaine, check!

Pierre, une bonne méthodo de travail par sa maîtresse. Un démarrage bien, il enchaine les matières (dessins techniques de l’évolution des habitats, religion sur la semaine Sainte, distinction des différents noms et là, j’apprends qu’il y a des noms individuels et collectifs… pour faire simple!!!!) pour finir sur le social… et là… on galère! Toute la gouvernance à traduire: municipalité, gouvernement, département, mairie… bon, grosso modo… j’ai compris… j’ai tenté une carte mentale… en faisant simple… explication à Pierrot… qui patauge avec les mots entités, ressources économiques et environnementales… vivi, c’est pas simple. Bref, on bûche ensemble et on répond aux questions. Donc le social nous prend 2 jours, le reste s’enchaîne bien. La maîtresse nous dit avoir bien réceptionné toutes les photos envoyées… pas de commentaire. On imagine que c’est bien.

Bon, nous, nous avons un ordi, une imprimante, du temps, un environnement de travail. Soeur Elisabeth a téléphoné à la directrice pour des questions et elle nous a retourné que beaucoup d’enfants étaient partis chez leurs grands parents à la campagne car pas d’école et vie difficile en ville pour les parents car pas de travail. Il y a donc des enfants qui n’ont pas les infos du travail à faire. Sur 6 semaines de prévues… ça va creuser des écarts de niveau…

Ce qui nous étonne aussi, ce sont les groupes Whatsapp qui ne sont pas fermés et donc tout le monde répond à la maîtresse, la remercie, envoi des photos, des messages vocaux… et c’est donc parfois plus de 100 messages sur chaque groupe par jour, ce qui noie l’info et nous, nous nous y perdons et finalement, nous contentons des devoirs à faire.

De mon coté (Joss), nous nous sommes répartis le travail à 3 avec les pré-ados et plus jeunes de la fondation en fonction des matières. De mon coté aucun problème pour les maths, l’anglais, l’informatique et sciences naturelles par exemple mais un peu plus pour l’espagnol ou la religion, les matières où ce sont des longs textes à lire ou rédiger. Avec Sofia (la collègue de Anne de la crèche) et Liliana (qui enseigne ici, principalement en temps normal avec les vénézuéliens présents ici et interdit d’école en Colombie) nous avons donc organisé notre semaine pour nous répartir les cours.

Avec Valentina la plus jeune c’est assez simple, les devoirs sont les mêmes que Baptiste. Chez les pré ados, ca se complique… Les filles n’ont aucune envie de travailler, se figent face à nous allongées sur le bureau avec une attitude désinvolte. De mon coté, je reste plutôt zen et en réfère à Elisabeth qui est la responsable de la maison des enfants. Les filles se fichent littéralement du travail prétextant à Elisabeth qu »elles ne savent pas faire une addition de 2+3… Le ton monte forcément entre les jeunes et la responsable et s’en suit de la part d’une jeune 1 heure de cris et de frappes dans les murs…

Avec Sofia et Liliana, nous avons demandé une réunion en fin de semaine car personnellement, et idem pour Sofia, je ne pourrai pas travailler longtemps dans ces conditions. Les jeunes manquent de cadres et d’éducation, elles font ce qu’il leur chante sans aucune conséquence de leurs actes. La valeur du travail est très importante pour moi et voir les attitudes pareils peut rendre fou. D’ailleurs, Liliana nous à quitté ce samedi, elle est rentré chez sa soeur et ne reviendra qu’à la fin du confinement, autant vous dire que les semaines suivantes risques d’être sympas si un cadre et des règles ne sont pas rapidement mises en place… car les filles pratiquent avec justesse les mensonges et la manipulation.

La réception de notre colis alimentaire

Mercredi, nous avons été récupéré nos colis alimentaires à l’école. Ces colis sont offerts par le gouvernement colombien qui souhaite continuer même sans école le programme d’alimentation des enfants. Pour rappel, ici l’école et la cantine sont gratuite, le repas du midi étant pour certains le seul repas de la journée.

Nous avons commencé par le collège où Elisabeth devait récupérer le colis d’Alejandro. Après 15 minutes d’attente, Elisabeth s’est vu dire par les personnes qu’Alejandro était rayé des listes car il ne mangeait pas à la cantine…. Il avait pourtant juré le contraire à Elisabeth… La cantine étant gratuite, ils rayent des listes ceux qui ne mangent pas à la cantine afin d’éviter d’avoir trop de perte tous les jours. Les personnes rayées n’ont donc pas le droit au colis alimentaire ce que nous trouvons nous relativement cohérent.

De notre coté, après un contrôle des passeports, une photo et des signatures, nous recevons nos 3 colis pour nos 3 enfants.

Dans le colis, des féculents, des pâtes, du poisson en conserve, de l’huile, des oeufs, du lait en poudre, du sucre, … A priori le colis est pour un mois, nous aurons donc en mai un prochain colis. En espérant que ce soit le dernier et qu’en juin les enfants retournent à l’école.

Les 3 ans de Daniel

Après les 5 ans de Baptiste dimanche, c’était au tour de Daniel de fêter ses 3 ans ce lundi. Lors de sa sortie le matin, Anne à pu rapporter le gâteau « Cars » commandé dans une pâtisserie de la ville.

Daniel, sa soeur Valentina et sa mère Cécilia

Pour l’occasion, quelques jeux avaient étés prévus : 1,2,3 soleil, le jeu de la queue de l’âne les yeux bandés ou encore les chaises musicales. Vous pourrez voir que nos enfants étaient à fond dans l’ambiance car le dernier pouvait commencer à taper sur la pinata…

La belle partie de pêche

Une fois par an, les membres de la communauté vident l’étang pour pêcher tous les poissons et les manger. Donc jeudi matin… on arrête à 9h pour étudier (on sèche la fin de matinée)… la pêche. Les enfants se régalent… participent à la récupération des poissons (et même d’un crapaud). Je me mets à l’écaillage des poissons après qu’ils aient reçu un coup de massue sur la tête. C’est dans une ambiance très sympathique que l’organisation se met en place. Je galère à écailler des poissons qui bougent encore et ça en fait rire plus d’un.

Segundo, l’homme responsable de l’entretien est responsable aujourd’hui du lancé du filet de pêche. Les enfants ont essayé de faire concurrence au filet avec leur canne à pêche improvisée mais il faut avouer que la pêche a été plus prolifique au filet.

Pierre à réussi à attraper un crapaud
Les petits poissons et les mamans avec des oeufs sont écartés pour une remise à l’eau à la fin

Au final, c’est une centaine de poissons qui seront préparés par la chaine de production improvisé et cuisinés directement dans la foulée sur le barbecue pour un repas collectif des frères et soeurs auquel nous n’avons pas participé car le repas était prévu à la maison des enfants.

Un peu d’activité sportive

Faute de pouvoir marcher en allant à l’école, nous remplaçons la marche par des footing matinaux pendant que les enfants s’occupent des animaux. Nous avons de la chance d’avoir un grand terrain qui nous permet un « grand tour » de 650 mètres…. Effectivement, à regarder le tracé on tourne bien en rond. Ce qui nous fait sourire, ce sont les petits papis qui nous demandent à la fin combien de tours nous faisons… mmmhhh, il doit y avoir des paris en jeux peut être…

Sur la table de la salle à manger, nous avons installé le filet de Ping Pong pour faire quelques échanges histoire de me remémorer mes 20 ans de ping pong. Ici, Pierre joue avec Juan Emmanuel, le fils de la cuisinière de la maison de retraite qui vit ici avec sa maman depuis la mise en place du confinement car travaillant avec les personnes âgées, il était impensable que sa maman puisse entrer et sortir chaque jour de la fondation.

… et artistique

Oui… un peu réduit… petite fatigue et pas mal de temps sur la traduction des devoirs des enfants le soir. Travail sur les fusions (toujours) et des essais plus ou moins concluant… mais ça me détend.

Le confinement prolongé au 11 mai, toujours au 31 mai pour les enfants

Comme en France, le président à annoncé une prolongation du confinement jusqu’au 11 mai. Pour nous cela ne change pas grand chose car de toute façon les enfants sont interdits de sortie jusqu’au 31 mai, encore plus d’un moi à tenir donc à la maison, en espérant qu’il n’y ai pas encore de prolongement…

Un magnifique arc en ciel cette semaine

Nous avons immortalisé cette semaine en photo ce double arc en ciel dont la puissance que vous pouvez un peu voir sur la photo nous a impressionné. Par rapport à ceux que nous avons l’habitude de voir en France et que nous avions déjà vu ici, celui ci étant vraiment impressionnant et super beau.

Les devoirs et les activités en famille se passent bien. Nous apprécions toujours le lieu dans lequel nous vivons de part la verdure, les animaux, la grandeur… Nous sommes cependant confrontés à des difficultés relationnelles avec les enfants de la fondation qui nous amènent en permanence à faire la police. Le refus du travail avec Josselin, la violence à l’égard de nos enfants nous questionnent sur les valeurs que nous recherchions en faisant ce volontariat. Le cadre de vie est important pour nous et nous l’apprécions. Cependant, ça ne fait pas tout et nous prenons conscience de l’importance de certaines valeurs comme le respect des personnes, la non-violence, l’entraide, la notion de travail, le partage… et nous n’arrivons pas à les vivre avec la communauté. Josselin dans le cadre de l’école fait aux ados, a pu exprimer avec ses collègues le manque de cadre, de discipline… le fait qu’une collègue parte de la communauté impacte aussi la motivation et renforce la nécessité d’instaurer un cadre indispensable à une vie en communauté et une dynamique de travail. Mais finalement, ce projet… pourrait aussi bien être la conscience de l’évidence de nos valeurs qui forgent notre famille?

Nous sommes aussi confrontés à une toute autre réalité que nous nous étions imaginés avant de partir. Le confinement nous amène à modifier nos missions (voire à ne plus en avoir pour moi). Rien n’arrive sans son lot d’imprévus (dixit Pierreline). Le manque de projection amène au doute, et on pense à vous tous dans le monde dans cette même situation.

Anniversaire de Baptiste et tonte des moutons cette semaine

Les 5 ans de Baptiste

En ce dimanche 19 avril, c’était une nouvelle fois la fête ici. Après les 7 ans d’Apolline la semaine passée, c’était au tour de Baptiste de souffler ses bougies tous ensemble. Au programme, des gâteaux faits tous les 5 : cheesecake citron vert et son coulis de mangue, flan pâtissier car les enfants adorent et biscuits cuits en forme d’animaux le tout accompagnés de sucettes et bonbons. On s’est régalé ! Le midi, c’était 17 hamburgers maison à cuisiner (viande hachée à tasser dans un emporte pièce de gâteau en forme de fleurs 😉 pour faire des steacks hachés et beaucoup, beaucoup de patate à éplucher pour les « papas frencias » les frittes françaises.

A la demande de Baptiste, des montagnes et un train en déco 😉

On en profite pour souhaiter un excellent anniversaire à Tonton Nicolas, Sarah, Romain, Jérôme et Joséphine qui sont aussi nés un 19 avril 😉

C’est parti pour empiler des quesos (fromages)

Et comme Apolline la semaine passée, Baptiste a aussi eu le droit à son panier surprise à deviner à l’aveugle, avec des produits apportés de France dans nos valises. Un nouveau pot de pâte à spéculos, ca tombait bien celui d’Apolline du 8 avril était presque terminé. Et aussi sans oublier la mesure annuelle sur la toise de Tiloulou. Et puis, Baptiste a été très touché par les vidéos et photos envoyés par les copains.

La tonte des moutons

Cette semaine. Alieht qui habite la fondation a organisé la tonte des moutons devant un public d’abuelos (les personnes âgées) très intéressé.

Alieth a l’habitude de cet exercice puisqu’elle vit pour partie de la laine récupérée des moutons. Une fois la tonte réalisée, elle s’occupe du nettoyage de la laine puis du tissage et ensuite elle confectionne des habits, accessoires et peluches qu’elle vend dans un magasin en ville. Elle organise même des visite sur le thème de la laine de A a Z en partant du mouton pour arriver au produit final en expliquant toutes les étapes qu’elle réalise elle même. Bravo.

Ici, nous avons pu prendre les ciseaux pour couper méticuleusement la laine des 4 moutons tondus cette semaine. Les moutons sont préalablement mis à terre et leurs 4 pattes sont attachées ensemble pour éviter que le mouton ne bouge de trop. Avec une appréhension de ne pas couper le mouton, cela se fait tranquillement. Le lainage est très gras, et il parait que c’est très bon pour la peau. L’ambiance était très agréable avec la musique locale en fond.

Une belle surprise que nous avons appris en finissant la tonte. Une brebis attend un petit agneau prochainement. Ce sera la 4ème naissance depuis notre arrivée.

La bénédiction de la fondation

Lundi, les religieux de la fondation ont organisé une bénédiction complète de la fondation contre le caronavirus. Ils ont ainsi parcouru les différents lieux et bâtiments de la fondation en priant conte cette maladie qui est présente à ce jour en Colombie. Même si elle n’est a ce jour pas présente ici à villa de leyva, le pays dénombre 3792 cas pour 179 décès, inférieur aux 244 femmes tuées par leur mari depuis le début du confinement …

Un nouveau départ chez les enfants et des activités artistiques

Après le départ de la fondation d’Alejandro il y a deux semaines chez son grand père pour raison comportementale, c’était au tour de Steven de quitter lui aussi la fondation cette semaine pour raison médicale. Il est lui aussi parti chez ses grands parents et les deux ne reviendront probablement pas avant la fin du confinement, les sœurs ne voulant prendre aucun risque pendant ce confinement. La sœur de Steven, Estefany, et Lizeth sont donc les deux seules rescapées ici à la maison des enfants en plus des 3 petits présents avec leurs mères célibataires. Les départs des deux garçons ont été pour nos enfants assez difficiles car ils étaient moteurs dans les animations et jeux qu’on peut proposer et qu’ils peuvent faire en extérieur. Ca également été dur pour nous (Anne et Joss) car en effet Steven, nous faisait beaucoup rire pendant les repas, il m’imitait en parlant « C’est pas possiblé ça… », alors, je dois le dire souvent (Anne) 🙂 et aussi pendant les matchs de foot, et sa présence nous manque tout simplement.

Cette semaine encore, les activités (scoobidou, bracelets brésiliens…) et tournois de foot ont rythmé les après midi. Ici, une activité collage de bandes de publicités découpées en forme de lapin, éléphant et autres animaux imaginés par les enfants.

Steven en bas à droite en tenue de foot.

Et là, du coloriage sur du papier toilette, les jeunes étaient concentrés à la tâche ! (les filles, ça doit vous rappeler notre premier loto… ;))

Pierre s’occupe aussi à aider les frères dans les ravitaillements de fruits et légumes. Cette semaine, les frères ont fait livrer à la fondation un camion complet de légumes depuis le marché de gros de Tunja situé à 30 km d’ici (équivalent à notre MIN de Nantes).

A partir du 20 avril, les écoles envoient maintenant les devoirs à la maison. Nous avons recu ce dimanche le programme de Pierre pour la semaine, je pense que nous allons avoir beaucoup moins de temps pour les activités car les programmes semblent chargés qui plus est pour nous qui ne sommes pas colombiens et mettons forcément plus de temps pour comprendre. On vous racontera la première semaine dans le prochain article.

Aquarelle, ça continue

Anne s’exerce toujours sur les aquarelles. Un bon moyen de vous exercer à votre tour, N’hésitez pas à consulter le site (les tribulations de Marie), idéal pour débuter à faire de l’aquarelle. Après les fleurs, les plantes… (Pierreline 😉 je galère aussi avec les fusions)

Processed with MOLDIV
Processed with MOLDIV

Confinement

Officiellement, le confinement est décrété jusqu’au 27 avril en Colombie et d’après les dernières informations que nous avons eues, il ne devrait pas être prolongé. Cependant, afin d’éviter la propagation du virus, des interdictions seront quand même appliquées à partir du 27 avril et la première qui nous concerne est que les enfants ont interdiction de sortir de chez eux avant le 31 mai, autant vous dire qu’il nous reste encore 6 semaines de confinement…

Ici, la ville impose toujours pour les deux dernières semaines de confinement des critères de sortie en fonction du dernier numéro de la carte d’identité. Josselin (6) et Anne (9) peuvent sortir respectivement les mercredis et le samedi 26 avril pour Josselin et les lundis et le samedi 18 avril pour Anne. Les personnes qui ne veulent pas suivre les consignes sont ici verbalisées sévèrement. Ce mercredi, Je (Josselin) me suis fait une nouvelle fois controlé à deux reprises par la Police pour montrer ma carte d’identité. Le contrôle est aussi fait dans tous les magasins, pas le bon numéro = interdiction de rentrée faire ses achats.

Rapatriement

Un petit mot pour souhaiter un bon retour en France à Marie, la volontaire du Pérou qui est à cette heure en cours de retour vers Bordeaux. Après les 3 volontaires de Bolivie, c’est maintenant la volontaire du Pérou qui est rentrée en France, sa mission étant arrêtée et les problème d’insécurité étant en pleine croissance. Nous sommes les derniers présents en Amérique Latine de notre groupe 3 du stage de départ. Les 2 autres derniers volontaires en mission sont Lionel au Liban et Julien à Jerusalem à qui nous nous envoyons pleins de force pour cette mission.

Etat d’esprit

Pour finir, le fait de n’avoir pas de visibilité comme vous, nous rend incertain, à douter. Les soeurs qui nous accueillent sont aussi dans cet état d’esprit. Les enfants nous permettent de vivre au jour le jour et de profiter comme ils savent si bien le faire. Nous profitons d’être ensemble, de regarder nos enfants jouer et de jouer avec eux.

Des inquiétudes avec Pierre qui regarde régulièrement le nombre de personnes qui attendent aux grilles de la fondation pour réclamer à manger, nos voisins Vénézuéliens qui réclament à manger devant leurs enfants aux frères et soeurs à tous les repas… C’est aussi le partage des anniversaires avec eux, aller tout naturellement apporter des bonbons et des gâteaux et partager un sourire.

Nous pensons bien à vous tous et les appels, messages, photos… nous font tellement de bien.

Semaine sainte, anniversaire d’apolline et prolongation du confinement

Lors du dernier article, on vous avait présenté le dimanche des rameaux qui débutait la semaine Sainte ici à la fondation. Habituellement, cette semaine la plus importante pour les catholiques voit ici un public nombreux défiler pour les différents temps proposés. Cette année, nous avons pu vivre cette semaine, ici, tous confinés et donc en tout petit comité, ce qui pour les habitués les a rendu un peu triste.

Une particularité ici en Colombie, les Jeudi et Vendredi de la semaine Sainte sont fériés et le lundi en revanche ne l’est pas.

Nous avons pu vivre avec beaucoup de curiosité les différents temps forts de la semaine Sainte. La chapelle qui est juste au dessous de notre habitation a été décorée avec beaucoup de goût et modifiée tous les jours par les couleurs, les fleurs, les symboles :

Le dimanche des Rameaux

Le dimanche des Rameaux (dimanche dernier) ouvre la Semaine Sainte et célèbre la dernière entrée de Jésus à Jérusalem. Venu sur le dos d’un âne, entouré de ses disciples, il fut acclamé par la foule qui avait appris sa venue. Dans l’Évangile, il est dit que le peuple a étendu ses vêtements sur la route et agité des rameaux de palmiers en criant Hosanna, accueillant Jésus comme le roi. Lors de la messe des Rameaux, les fidèles viennent généralement avec une branche de laurier, qui est bénie. Ensuite, le rameau est rapporté chez soi puis fixé au mur ou sur un crucifix. Nous avons donc chacun eux notre brin et nous l’avons ramené chez nous.

La Cène, le jeudi Saint

La Cène, que l’on célèbre lors du Jeudi saint, fut le dernier repas de Jésus et de ses disciples. C’est là que Jésus a instauré l’eucharistie. C’est aussi à ce moment qu’il a lavé les pieds de ses disciples. Une messe donne la lecture de la Passion de Jésus, qui évoque les supplices et souffrances qui précédèrent sa mort. On y sonne aussi pour la dernière fois les cloches qui se taisent jusqu’au samedi soir. On symbolise ainsi le deuil et le silence de la mort. Les chants étaient très mélodieux, toujours accompagnés de la guitare, de percussions d’Afrique par Marie Thérèse, du piano… un régal pour les oreilles.

Vendredi Saint

Le jour suivant, le Vendredi saint, marque l’arrestation et le jugement de Jésus puis sa mort sur la croix. Le vendredi après-midi, un chemin de croix est célébré pour rappeler la montée du Christ au Golgotha, à Jérusalem, son lieu de supplice. Les enfants ont pu regarder des films sur les évènements de cette semaine. Ils n’en gardent pas forcément un très bon souvenir avec Jésus qui est crucifié sur la croix… Baptiste reviendra même juste après à la maison pour être rassuré. Je (Anne) suis la messe ce jour là, avec beaucoup de textes et peu de chants… j’étais un peu perdue.

La veillée pascale

Le samedi a lieu la veillée pascale. Elle prélude à la fête de Pâques et débute le temps pascal où le jeûne du carême et de la Semaine Sainte est rompu. Durant cette veillée nocturne, on célèbre la résurrection du Christ, la nuit du samedi au dimanche. Avec une bonne partie de la célébration dans le noir et avec nos cierges, l’ambiance y était très agréable. Comme la messe était le soir et durait durait, je (Anne) suis rentrée avec les enfants pour les coucher et en effet, la messe a duré plus de 2heures.

Le Dimanche de Pâques

Il célèbre la résurrection du Christ. C’est le passage de Jésus de la mort à la vie. C’est aussi le jour où les enfants se régalent de chocolat. Ici en Colombie, la tradition des chocolats n’est pas du tout présente. D’ailleurs, dans les magasins il est presque impossible de trouver des chocolats à vendre, Kinder n’est pas arrivé jusqu’ici. Nous avons donc organisé avec notre dernier paquet de chocobons (bouhou) et les derniers carambar de France une chasse aux oeufs dans la maison pour le plus grand bonheur des enfants (et des parents aussi).

Soeur Elisabeth à ensuite préparé elle aussi autour de la grotte une chasse aux sucettes pour les enfants présents ici, les 6 de la maison des enfants, les 3 nôtre ainsi que les 3 enfants des familles vénézuéliennes qui sont hébergées ici. Les pequenos en premier (les petits) ont pu prendre bien leur temps pour ramasser leur trésor. Les grands ensuite ont fait la rasia des sucettes restantes. L’excitation était à son comble et la soif du trésor bien présente. Ceci dit, Soeur Elisabeth avait très bien caché certaines car les dernières ont mis plus de temps à être découvertes.

A peine trouvées, de suite goutées…

Les 7 ans d’Apolline

Ce mercredi 8 Avril, nous avons tous ensemble fêté le 7ème d’anniversaire d’Apolline. Le matin, Anne avait préparé un colis surprise rapporté de France où Apolline devait trouver ce qui pouvait bien s’y trouver… Que de bonnes choses introuvables ici mais qu’en France Apolline appréciait particulièrement : Pâte à Spéculos, chocobons, petits écoliers, … miam

Après la mesure traditionnelle à chaque anniversaire (1m29 la bichette) sur la toise de Tiloulou, nous avons préparé les gâteaux pour la fête d’anniversaire de l’après midi : Gâche vendéenne, flan et gâteau au chocolat. La salle à manger de la maison des enfants à été décorée pour l’évènement.

Après un « Feliz Cumpleanos », un « Joyeux Anniversaire », un « Happy Birthday to you » et pour finir en Wolof (Sénégal), c’est avec le collier de fleurs des couleurs de la Colombie qu’Apolline a soufflé ses bougies non pas au bout de 1, 2 et 3 mais jusqu’à 7 comme son âge. Ensuite, il était temps pour nous tous de déguster les gâteaux, le tout bien entendu accompagné de bonbons et sucettes pour le plus grand plaisir des enfants mais aussi des grands. Apolline a ouvert ses cadeaux avec un ensemble de perles, des pochoirs, un porte monnaie, un personnage en Légo. Comme le buffet était très chargé, nous n’avons pas pu tout manger. Apolline accompagnée d’Anne sont parties distribuer les gâteaux restant aux frères, aux voisins vénézuéliens… ils ont adoré.

Un confinement prolongé

Nous avons appris en début de semaine que le confinement initialement annoncé jusqu’au 13 avril était prolongé au Dimanche 26 avril à 23h59, pour le moment… La reprise de l’école qui devait avoir lieu le 20 avril est elle aussi reportée pour le moment au Lundi 1er juin même si on entend ici que l’année scolaire pourrait être terminée. Tout ceci n’est pas sans nous poser la question sur la continuité de notre année en Colombie si nos enfants n’ont plus école comme les enfants de la fondation, que la crèche n’a pas le droit de réouvrir, etc… Bref, ici comme en France, nous vivons avec beaucoup d’incertitudes et de questionnements. Les enfants vivent très bien l’organisation de l’école le matin avec Anne et les activités les après midis. Nous apprécions beaucoup le rythme sans pression du matin de l’école. Cependant, les apprentissages de la langue espagnole sont très réduits. Les enfants apprennent donc plus l’oral que l’écrit.

Mercredi, Josselin qui avait son droit de sortie est allé faire les courses pour la fondation. Vous pouvez voir au passage que cette semaine, Josselin dont le dernier numéro de sa carté d’identité colombienne termine par un 6 ne pouvait sortir de la fondation que le mercredi, un seul jour dans la semaine, les jeudi, vendredi et samedi étant interdit à tous, RESTEZ CHEZ VOUS.

Autant vous dire qu’avec ces restrictions, c’est le chaos dans les magasins. Pour le premier magasin, 2h pour en ressortir… le magasin ne faisant entrer que les personnes 5 par 5… Et bien entendu la police veille au grain. Dans la matinée Josselin s’est fait contrôler par la Police à 2 reprises pour le contrôle de la carte d’identité et ensuite un contrôle est fait aussi à l’entrée de tous les magasins. Impossible d’entrer si le numéro de la carte d’identité n’est pas le bon. Pour les petits malins qui sont controlés par la police avec un mauvais numéro, la voiture est immobilité sur une dépanneuse et le conducteur repart à pied…et pourra récupérer sa voiture le jour où il aura le droit de sortir en fonction de son numéro !

Les activités pour les enfants… et les parents

A l’extérieur, nos enfants sont comme en France très heureux. Les activités extérieurs sont donc très appréciées et nous avons la chance d’avoir autant d’espace pour les réaliser. Les animaux restent quand même le fil conducteur de la journée: donner à manger à tous les animaux et ramasser les oeufs le matin à 6h30, vers 16H30: rassembler les animaux, ramasser les oeufs et faire têter Francisco (notre agneau préféré).

Pour maintenir un semblant de forme physique, nous nous relayons avec Joss (et Anne) le matin vers 6h30 pour chacun 30 minutes de footing autour de la fondation. Je (Anne) profite d’un super vélo à ma taille pour faire aussi un peu de vélo (avec les enfants derrière à tour de rôle pour y mettre un peu plus de poids ;))-

Baptiste en l’absence de ses cours de gymnastique en France s’exerce où il peut.

Les traditionnels matchs de foot ont toujours lieu, avec les frères où encore ici entre enfants, les gars contre les filles. Bien souvent, un frère vient toquer à notre porte pour solliciter Pierre qui est très apprécié dans les équipes (merci Jean Marc pour la technique ;)). Nous n’avons pas la VAR à disposition alors on vous demande votre avis : But OUI ou NON ???

Les enfants s’essayent aussi au jardinage. Ici, des pépins de butternut ont poussés et sont maintenant plantés dans le jardin. On espère pouvoir en manger dans les mois à venir. La pastèque est aussi en germination. Nous allons ensuite essayer les fruits d’ici… on teste, on teste!

En intérieur, Anne a proposé de nouvelles activités cette semaine. Pour préparer le dimanche de Pâques, c’était pompon en forme de lapin et poussins, le tout accompagnés d’une petite clochette et d’un ruban rouge (stock ramené de France).

Anne s’entraine à l’aquarelle

Ayant apporté pas mal de matériel… j’avais bien sûr apporté une palette d’aquarelle et pinceaux. Je m’exerce sur des thématiques qui me plaisent. Les fleurs très présentent et magnifiques ici m’inspirent. J’ai toujours aimé les pots en terre de par leurs couleurs… Alors le matin de bonne heure ou le soir… je sors les couleurs. N’ayant pas de papier aquarelle, je peins sur du papier de cahier, bon, ça se fait, les fusions ne sont pas tops mais j’aime beaucoup ce petit format. (Un clin d’oeil à Noëm et Pierreline pour les coïncidences d’inspiration).

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Toujours des dons, reçus et offerts

Actuellement et encore pendant des mois et des mois, le tourisme ici sera presque néant. Les locaux qui en vivent ont de moins en moins d’argent pour acheter à manger et les producteurs et industriels ont de moins de moins de débouchés pour leurs produits. Nous recevons ici de plus en plus de dons de produits frais : ici un petit exemple des cartons de pâtes à lasagnes, de raviolis et pizzas que nous avons reçus.

Notre producteur de pommes nous couvrent aussi de fruits toutes les semaines. Du coup, les pommes nous les déclinons sous toutes les formes : tarte aux pommes, gâteaux aux pommes, pomme au four ou à la poêle, compote, crumble ou encore tout simplement en fruit à croquer. Nous français on adore, ici c’est pas trop ca…

Nous vivons dans un cadre très agréable et nous nous le disons régulièrement. Cependant je (Anne) m’habitue à ce rythme et je ne sais pas trop comment l’écrire mais n’étant pas sortie de la fondation depuis 4 semaines, je me pose la question comment je vais appréhender la foule en retournant en ville… et aussi pleins d’autres questions (ok un mois, c’est top… est ce que l’on va autant apprécier pendant 3, 4 mois… voire plus… le sens de notre mission? … ). Savoir également que les frontières aériennes sont fermées nous demande du recule (et s’il arrivait quelques choses à nos proches, une urgence médicale pour nous ou nos enfants???). Cependant, nous nous reposons (cela était bien nécessaire depuis notre arrivée), les enfants ont repris leur poids d’arrivée… et surtout, ils s’amusent… nous nous amusons!

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