Retour en France

Mercredi soit, nous faisons un dernier tour de la fondation pour des au revoir à tous. Avant le dernier couché, nous faisons le point sur le trajets et les documents …

  • Sauf conduit de la migration colombienne pour justifier notre trajet jusqu’a l’aéroport
  • Sauf conduit de la mairie pour attester la sortie de Villa de Leyva
  • Déclaration sur l’honneur de non présence de Covid 19 à bord de nos organismes
  • Billets de trains et d’avions
  • Attestation justifiant notre entrée sur le territoire français
  • Attestation de circulation en France à plus de 100km de chez nous…

Jeudi 21 mai, 3h00 nous voilà levés pour le chemin du retour qui s’annonce long. Une petite douche et le réveil des enfants nous voilà prêts alors que de la lumière s’allume ça et là dans la fondation. Quelques instants plus tard, la famille vénézuélienne arrive avec café à la main pour un dernier pot avant notre départ. Ils nous aiderons avec soeur Elisabeth à porter nos 3 valises, 7 sacs et quelques sacs à dos jusqu’au parvis de la fondation où un bus doit arriver à 3h45 pour nous emmener vers Bogota.

Nous profitons de l’attente pour discuter une dernière fois avec les personnes de la fondation levées à cette heure. Le bus arrive finalement à 4h, nous chargeons tous nos bagages, faisons les derniers au revoir et fermons les portes du bus…. avant de les réouvrir aussitôt pour remercier Soeur Marie Thérèse qui avait loupé le réveil pour cette dernière embrassade.

Nous partons donc de la fondation, puis 5 minutes plus tard le chauffeur s’arrête pour répondre au téléphone… demi tour à la fondation, soeur Elisabeth avait oublié de payer le chauffeur. Nous repartons ensuite en direction de Bogota dans notre bus 16 places obligatoire (2/3 des sièges devaient être libres) bien secoués pour les routes colombiennes pas très confortables. A bogota, nous avions convenu de nous arrêter sur la route pour un dernier coucou à Fabiola qui nous avait accueilli lors de notre arrivée à l’aéroport. On en profite pour récupérer un colis à rapporter en France pour un envoi surprise à sa fille qui habite Lyon et qui devait accoucher quelques jours plus tard . Elle aurait préférée lui apporter elle même mais les vols sont malheureusement suspendus jusqu’a début septembre.

A notre arrivée à l’aéroport, un gendarme français nous accueille et nous fait passer en priorité nous évitant ainsi la centaine de mètre de file d’attente pour le pointage de différentes ambassades. L’aéroport est officiellement fermé, nous entrons par le hall des sortie après un lavage de main obligatoire. Le passage de la migracion colombienne sera le plus long, les enfants ayant dépassés les 3 mois de présence sur le territoire sans avoir leur visa…. que l’on ne pouvait pas avoir étant donné que tous les services de migracion étaient fermés… Bref, au bout d’une heure et 277000 pesos (66 euros), nous passons les portiques de controle.

Une fois n’est pas coutume, famille avec enfants sont prioritaires, nous rentrerons les premiers dans l’avion. Des colis sont déjà présents sur les sièges avec boissons et nourriture évitant ainsi les circulations du personnel de bord et les croisements dans l’avion qui est plein. Le vol Air France de la veille vers Paris était quant à lui rempli à seulement 3/4 en raison des distanciation sociales.

Nous décollons pour ….1h30 de vol. En effet, nous avons appris quelques jours auparavant que l’avion s’arrêterait faire le plein de kérosène sur l’île de Curacao qui appartient aux pays bas. On imagine que le prix doit être très attractif pour nous laisser sur le tarmac en plein soleil dans l’avion 1h30 les portes ouvertes avec une température extérieure de plus de 30°c. Pour comparaison au Vénézuela voisin le prix de l’essence est de 0,018€ le litre où en France il est à 1,28€.

Nous resterons 1h30 au lieu de 2h30 à l’arrêt avant de repartir pour 8h de vol vers Amsterdam. Nous atterrirons à 7h du matin (Minuit heure colombienne) avec un peu de fatigue. Nous passerons 7h d’escale à Amsterdam dans le 3ème aéroport d’Europe qui était désert…gros changement par rapport à l’ébullition vue à l’allée en février. Les gens croisés dont le personnel de l’aéroport contrairement à Bogota ou dans l’avion ne sont pas masqués à coté des passagers en provenance des pays asiatiques sont recouverts des pieds à la tête avec masque, sur-blouses, sur-chaussures, sur-valises… Nous en profiterons pour quelques heures de sommeil, un petit repas rapide puis direction la porte d’embarquement pour Paris.

A Paris, nous récupérons tous nos colis et commandons un van Uber pour rallier la gare Montparnasse. Nous étions à l’heure, nous avons donc pu avancer notre train de 2h30 car nous avions pris de la marge. Du parvis de la gare au train, ce sera vraiment la grosse galère du voyage à devoir porter les sacs. Anne 1 sac de 20kg sur chaque épaules, Josselin la grosse valises avec 2 sacs de 20kg dessus, les enfants nous aidants à porter aussi les petits sacs et valises… Une heure à attendre dans la chaleur parisienne, la police très présente nous demandant de remettre correctement notre masque, y compris les enfants, que nous baissions pour essayer de respirer correctement…Nous ferons le trajet Paris-Nantes, chacun sur notre banquette pour profiter d’un nouveau somme.

A notre arrivée à la gare de Nantes, les parents de Anne étaient présents pour nous rapporter chez eux mais nous avons aussi eu la belle surprise de voir nos amis de l’IST, les mêmes qui chantait ttttuuuuuu à 5h du matin dans le hall de l’aéroport de Nantes lors du départ. Bien contents d’avoir de l’aide pour porter tout ces bagages.

Notre maison étant louée le weekend de l’ascension (nous n’étions pas censé être en France à cette date…), nous passerons deux nuits chez les parents de Anne où la soeur et la tante de Anne viendront passer le samedi, les enfants pouvant retrouver leurs cousins. Nous passerons la nuit suivante chez les parents de Josselin où les enfants pourront retrouver leurs chattes et la tyrolienne.

Nous arrivons lundi en fin de journée chez nous découvrant 3 colis suspects déposés dans la maison. La confrérie des abbés et soeurs du naimportequoi (allias les copains de l’IST) avait demandé à notre voisin Michel de déposer ces colis pour notre arrivée remplis de réconforts pour petits et grands : haribo, brioches, pâte à spéculos, sucre, farine, oeufs, des dessins, des livres de coloriage … Après la curiosité, l’émotion nous a touchée. On ne pouvait pas commencer notre quatorzaine volontaire dans de meilleures conditions, merci.

Depuis notre arrivée, on profite de notre maison, du beau temps, on récupère petit à petit

La période amène à se poser, même si pour Anne, l’atterrissage n’est pas encore tout à fait fait… Les enfants apportent dynamisme et organisation. Visite de l’école avec les maîtresses pour préparer les enfants à un retour particulier. Et retour sur les bancs d’école le lundi 8 juin. Des appréhensions sur des notions non vues et en même temps des envies de revoir les copains.

2 commentaires sur « Retour en France »

  1. Et bien quel retour ! A lui seul vous pourriez écrire un livre . Vous voilà maintenant dans votre chez vous savourez les joies de la nature ……au plaisir de se revoir

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  2. Le récit est épique, à l’image de ce voyage de retour qui s’annonçait encore plus aventureux que l’aller!
    Contente que vous soyez tous arrivés, une bonne pause dans votre maison vous fera du bien.
    Prenez le temps qu’il faudra c’est important.
    Les attentions des amis vont bien vous aider!😁 Quelles belles idées!
    Les enfants doivent être aussi chamboulés de retrouver toute leur vie d’avant! Bon retour pour eux à l’école! cette adaptation sera un bonheur comparé à celle en Colombie!
    Bon retour dans votre Chez vous, Posez vous, Respirez, et prends le temps de redescendre Anne. Rien ne presse. Ces dernières semaines ont été éprouvantes et particulières. C’est normal que l’énergie retombe et soit plus dure à remonter 😉
    Hâte de vous revoir, gros bisous à tous les 5

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