Le Nainportequoi à mal au coccyx

Malgré son cocktail de jus de fruits tous les matin, le Nainportequoi se plaint d’avoir mal au Coccyx. Il faut dire qu’ici le travail est très très manuel et le nain ne semble pas assez costaud pour effectuer seul tous ces travaux.

Ce lundi 27 avril, le gouvernement à autorisé la reprise des chantier du BTP. Le nain à voulu y participer mais le travail est vraiment plus compliqué qu’en France et le coccyx du nain semble ne pas supporter tous ces efforts.

Voici donc quelques exemples photographiés avant le confinement.

La manutention à la main

Mon cher Simon, ici aucun télescopique à l’horizon, un marché pourrait exister pour Manitou si seulement le prix de la main d’oeuvre ici à la campagne était plus élevé pour compenser le cout d’investissement d’une telle machine qui pourrait vraiment aider la santé des travailleurs.

Ici, un des détaillants en brique de la ville. Les camions sont chargés et déchargés à la main.

Juste à coté du détaillant de brique se trouve le détaillant de divers matériaux dont les sacs de ciments. Je vous laisse regarder la remorque du camion et les personnes pour comprendre comment sont chargés et déchargés ces camions. Il aura fallu plusieurs heures à plusieurs personnes pour arriver à vider le camion de ces sacs de 50 Kg…

Le ciment est entreposé avec les autres matériaux dans un bâtiment avec des marches … Lorsque les artisans viendront acheter le ciment, les mêmes personnes reprendront donc les sacs pour les charger dans le camion et les redécharger sur le chantier.

Vive les big-bag de sable

Les big-bag de sable et gravier ici, on n’en a pas vu. Ces deux matériaux se transportent dans ces types de camions et les déchargements se fond pour le plupart en levant la benne mais ici par exemple, des big-bag avec un camion grue aurait pu éviter à ces 4 personnes de passer la matinée à décharger à la pelle camion.

Ici à coté de l’école des enfants, le déchargement s’est fait dans la rue mais le tas à été rentrée à la pelle faute de pouvoir manoeuvrer et vider dans la cour de la maison.

Les rues de Villa de Leyva sont en reconstruction. Pour garder du cachet, ces rues ne sont pas faites en enrobé mais ne sont pas faite à l’ancienne avec des petits pavés de pierre des montagnes. Ce sont de grandes pierres plates qui sont collées à la main pour former des rues entières.

Mes menuiseries préférées

Tous les bâtiments des artisans que nous avons vu ici sont très minimalistes. Ici, les deux menuiseries où nous avons acheté du bois. Quelques bouts de bois et des tôles, quelques machines et de l’électricité et c’est parti.

Dans cette dernière menuiserie c’est l’évacuation des copeaux de bois. Ces derniers sont chargés à la pelle dans des sacs puis montés avec une échelle (assez simplifiée…) pour déverser le tout dans le camion, puis redescendre, remplir un autre sac et remonter le vider…

Ici une livraison de bois et un déchargement à l’épaule

Notre pont, pas sûr qu’on le voit fini

On vous présente le pont qui est entre la fondacion et le centre ville de VIlla de Leyva. L’ancien pont à été détruit en septembre pour une reconstruction qui était programmée en 3 mois… Voici l’état du pont à ce jour, après 8 mois de travaux dont le mois et demi de confinement. Autant vous dire qu’on est pas sûr de voir le pont terminé avant notre départ.

L’absence de ce pont fait que pour aller au centre ville en voiture nous devons faire un détour de presque 10 minutes sur des chemins de terre où l’on est bien content d’avoir un 4×4 pour les arpenter.

Ici en Colombie, ils craignent plus que tout, ce genre de chantier qui durent dans le temps car malheureusement les subventions données par l’état ou les régions disparaissent bien souvent laissant les chantier à l’arrêt et les travaux jamais terminés.

À Villa de Leyva il pleut autant qu’en France, très souvent la nuit par pluie d’orage. durant février et mars, nous avons pu constater toutes les semaines des journées qui débutaient comme ca, un chantier inondé. Avec une petite pompe et des seaux, les ouvrier vident l’eau afin de pouvoir continuer à creuser les fondations avec un homme et un marteau piqueur au fond des forages… Un autre homme en haut avec seau et poulie pour remonter les gravats.

Ce jour la, les ouvriers ont durant une journée entière brassé la colle dans la bétonnière pour la faire descendre en bas le béton afin de faire la fondation d’un des piliers du pont.

La sécurité au travail

La sécurité au travail n’est pas forcément très présente. Nous pensons qu’ils font de plus en plus d’efforts pour améliorer les conditions de travail mais des choses dangereuses pour nous français nous sautent quand même aux yeux.

Ici, on vous laisse chercher les gardes corps de la passerelle surplombant les 4/5 mètres au dessus des fondations.

Les camions nacelles nous en avons vu à la fondation lorsqu’ils sont venus réparer un transformateurs électrique. Par contre, pour les personnes qui travaillent sur les réseaux télécoms, nous les voyons dans Villa de Leyva monter à l’échelle et travailler en hauteur sur les poteaux.

Ici, sur le chemin de l’école, nous voyons tous les matins un maçon qui vient chercher en ville sa dizaine d’ouvriers pour les emmener sur un chantier à l’écart de la ville.

Le pauvre nain, bien que voulant aider tout le monde, son coccyx est atteint…

Un avis sur « Le Nainportequoi à mal au coccyx »

  1. Avec toute cette main d’oeuvre le chômage est de quel taux en Colombie ? En France un paradoxe persiste, nos syndicats et salariés manifestent pour des conditions les meilleurs et c’est louable ,nos employeur pour répondre à ces exigences mécanisent à outrance résultat le taux de chômage atteint des sommets ! Que faire ,quelle attitude adopter? Votre nain a de quoi se frapper la tête sur un sac de ciment de sable ou contre la bétonnière 😉le confinement et surtout le déco finement va t’il changer la donne dans notre de fous! Confiance et espérance en chacun de nous.

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