Le confinement continue, beaucoup plus strict ici qu’en France

Le confinement pour nous se passe vraiment toujours très bien. Le lieu est vraiment propice à vivre enfermé car nous avons beaucoup d’espace pour permettre de jouer, de faire du sport, de vivre tantôt tous ensemble et tantôt en famille.

Il est vrai que la météo est vraiment sympa et nous permet de faire beaucoup de chose. Il pleut parfois par pluie d’orage et la plupart du temps la nuit donc c’est cool. Par contre les journées sont assez courtes car le soleil se lève globalement à 6h et se couche à 18h, ceci toute l’année.

Le confinement se durcit

Nous vous avions déjà parlé des mesures prises par le gouvernement pour fermer toutes les frontières. Ici à Villa de Leyva, le maire à pris encore plus de décisions radicales pour éviter que le virus n’arrive. Toutes les frontières de la ville sont verrouillées afin que seuls les véhicules nécessaires ne passent (santé, alimentaire, etc…). Ces véhicules sont d’ailleurs pulvérisés lors des contrôles d’entrée.

De plus, les parcs et les rues sont eux aussi pulvérisés afin de tuer le virus si jamais il est présent ici.

En ville, le maire à pris d’autre décision notamment pour les sorties des personnes. Dorénavant, les gens ne peuvent sortir que 1 jour dans la semaine et 1 jour le weekend en fonction du dernier numéro de sa carte d’identité. Par exemple, la mienne (Joss) termine par un 6, je peux donc sortir le mercredi faire les courses de la fondation ainsi que le samedi ou dimanche selon les semaines (le samedi matin jour de marché, tout le monde peut sortir et donc à éviter car c’est la foule).

Et regardez les sanctions si vous êtes pris dehors un jour auquel vous n’avez pas le droit… 1 million de pesos et de 4 à 10 ans de prison… On vous ment pas, on respecte le règlement !

Les rameaux fêtés entre nous, présents à la fondation

Ce dimanche, nous avons fêté dans la Chapelle les Rameaux en petit comité, les messe étant bien entendue interdite à toutes les personnes étrangères de la fondation. C’était une messe différente des autres avec de nouveaux chants vraiment très jolis pour marquer le début de la semaine sainte, semaine qui sera ici comme dans le monde bien différente des années passées. A noter qu’ici en Colombie, ce sont le jeudi et le vendredi précédant le weekend de pâques qui sont fériés alors qu’en France c’est le Lundi de Pâques.

Les conséquences du confinement

Lors de la sortie mercredi en ville pour les courses, je constate que les rues sont vides, les magasins non alimentaires sont fermés et même certains magasins alimentaires (comme nos magasins habituels de pains et de fruits).

Pour ceux restant ouvert, c’est la ruée et les queues interminables dehors car ils font rentrer les gens au compte goute avec désinfection des mains et des chaussures.

Ici, nous recevons des dons et faisons des dons…

Villa des Leyva est une ville très touriste et encore plus qu’ailleurs, la ville vit du tourisme. La ville compte environ 18000 habitants et compte 300 hotels et 300 restaurants… Oui, oui, les chiffres nous ont été communiqués par la mairie. Autant vous dire qu’en ce moment tous ces lieux sont fermés et encore pour de nombreuses semaines. Il en résulte que beaucoup de gens n’ont plus de travail dans la ville, directement ou indirectement touchés par cette absence des touristes.

Les nombreux agriculteurs et maraichers présents dans les montagnes et plaines alentours ont aujourd’hui beaucoup de mal à vendre leurs marchandises car les hôtels et restaurateurs n’ont plus de besoin. De la même manière, les gens ne travaillant plus et même si le gouvernement promet beaucoup d’aide aux familles colombiennes les plus pauvres, leur pouvoir d’achat est très amoindri voire quasi nul. Certains maraichers nous font donc à la fondation des dons, préférant nous les donner plutôt que de les mettre à la poubelle.

A l’inverse, A la fondation, nous avons dorénavant tous les jours des personnes qui viennent et attendent devant le portail pour réclamer de l’aide. Les frères et soeurs préparent donc les colis alimentaires pour donner à ces personnes pour qu’elles puissent au minimum se restaurer.

Des activités toujours variées

Ici, le programme est toujours le même pour cette 3ème semaine. Le matin est dédié aux devoirs (sachant qu’ici pendant 5 semaines les écoles n’enverront rien, nous devons tout improviser, quelle chance nous avons en France). Ici, le devoir de Pierre envoyée à sa classe en France où il devait expliquer une journée de confinement.

Les après midi, les activités sont souvent autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, nous essayons de varier le plus possible.

Aquarelle de Baptiste
Découverte de l’aquarelle pour les enfants

Le foot est une activité très récurrente. Un jour sur deux environ Pierre et Joss font un foot avec les frères et les pères de la fondation. La technique n’est pas forcément très présente mais ca court beaucoup et on fini en sueur… Pierre comme en France aime bien jouer en défense et n’a pas peur d’aller au contact mettant à terre frère Emmanuel.

Il y a aussi des rencontre entre les jeunes de la maison des enfants, les gars contre les filles. Victoire des filles pour cette journée, il est vrai qu’elles étaient 6 contre 2, Pierre et Stiven n’ont tout de même pas démérité.

Photo de groupe des enfants après le foot avec Soeur Elisabeth

Un peu de volley aussi, des tours de vélo et de rollers, les journées ne sont pas assez longues selon nos enfants, ils n’arrivent pas à jouer à tout !

A la demande de soeur Marie-Thérèse de faire connaitre les danses françaises aux enfants de la fondation… on a un peu cherché… et puis, nous nous sommes lancés. Nous avons commencé gentillement par « Jean petit qui danse », puis « j’ai un gros nez rouge »… et vite, nous sommes passés à « la chenille », « la danse des canards », « Coton eye Joe », la « macaréna »… on se serait cru à un bal par chez nous il y a quelques années. Les enfants ont bien rigolé, on a un peu transpiré.

Un soir, les frères d’à coté sont venus installer un grand écran avec vidéoprojecteur dans le patio de la maison des soeurs, on se serait cru à la maison en France 😉 Une projection tous ensemble de Fernando avec Pop corn, nous étions ravis.

Pierre avec son maillot de foot de Mouilleron

On essaye aussi de suivre ce que vous vivez en France. Avec le décalage horaire qui est maintenant de 7h avec la France depuis le changement d’heure, nous pouvons regarder le JT de 20h à 13h ici après le repas du midi.

La pâtisserie, comme vous les copains en France

En suivant les réseaux sociaux, on peut voir qu’en France les gâteaux et autres plats maison sont à la mode en ce moment. Ici, c’est la même chose, on cuisine beaucoup pour s’occuper et parce que les Colombiens ne sont pas très dessert et que nous français cela nous manque.

Brioche maison
Flan et Crumble aux pommes

Nos enfants, les amis des animaux

Les animaux sont aussi une très grande chance pour nos enfants.

Croyez bien que maintenant tous les matins ils sont levés à 6h (nous ne démarrons les devoirs qu’à 9h…) pour espionner par la fenêtre et attendre que les frères descendent vers les animaux. Dès que le frère passe devant la fenêtre, les deux grands filent à toute allure en bas. Au programme du matin, donner à manger à tous les animaux, ramasser les oeufs (pas beaucoup le matin, le soir est plus prolifique), amener les moutons à leur lieu de villégiature pour la journée, sortir les oies, … (petite découverte d’une oie qui couve 4 oeufs vers les fils à linge des soeurs… très bien cachée).

L’efficacité et l’assiduité de Pierre et Apolline sont très appréciées par les frères.
Petite transhumance avec Pierre et Apolline les bergers

Un jour, on à même eu le droit à un appel au secours des enfants pour sauver la maman de Clara et Francisco qui était dans un position bizarre…

Et le rapatriement ?

Ici comme évoqué, on se sent vraiment bien et surtout en sécurité. Notre partenaire la DCC est bien en contact avec nous. Tant que nous nous sentons en sécurité, que notre partenaire local ainsi que la DCC est ok pour que nous restions, nous restons. On voulait avoir une pensée pour la famille Delcour avec qui nous étions au stage de départ qui après tout juste 15 jours de mission au Tchad a été rapatriée en France en raison de l’insécurité qui montait. Nous pensons aussi à Tim, Camille et Manon de notre groupe Amérique Latine qui eux aussi sont retournés en France.

Une grosse pensée aussi à tout les autres qui étaient en attente de leur départ en mission et qui sont maintenant dans l’incertitude la plus totale quant à un départ en mission, peut être en septembre ou bien plus tard…

Et pensée aux autres dans des pays où les mesures prises sont surprenantes. Faites attention à vous.

Une pensée pour Marie au Pérou
Une pensée à la famille Moulin, à Camille et aux autres aux Philippines

Partir en volontariat c’est aussi avoir dit au revoir aux proches. C’est aussi apprendre que des amis sont malades et aussi apprendre le décès de ma grand mère (Anne). Le lieu amène au recueillement et le rythme des journées apporte des pensées à vous tous. Prenez bien soin de vous.

Le Nainportequoi boit son cocktail de jus de fruits au petit déjeuner

On vous rassure, notre nain se porte bien et est en grande forme. Normal nous pouvons vous dire qu’il boit son cocktail de jus de fruit tous les matins 😉 et il adore cà !

On en profite pour vous présenter les fruits que nous consommons toutes les semaines ici. Parents et enfants adorons ceci. Il est vrai que coté patisserie, on ne vous cache rien en disant que la France nous manque la dessus mais on se venge sur les fruits 😉 La colombie est un paradis des fruits.

En colombie, les habitudes ici ne sont pas d’avoir comme nous un dessert à la fin du repas mais plutôt un jus de fruits maison en guise de dessert qui est pris en fin de repas. Les jus sont faits avec de l’eau ou du lait et du sucre ajouté…

Les fruits que nous consommons en Jus

Maracuyà – Fruit de la passion

Connu en Europe sous le nom fruit de la passion, ce fruit a plusieurs variétés. En Europe on trouve un fruit plutôt petit et violet, appelé Gulupa (fruit de la passion violet), en Colombie il est grand (environ 10cm de diamètre) et jaune. Son intérieur, comestible, est rempli de grains noirs enveloppés par une sorte de gélatine jaune ou orange très acide et aromatique. La maracuyá est riche en vitamine A et C.

LE LULO

Le lulo est rond, orange/vert et il est recouvert d’un léger duvet qui s’accroche aux doigts. À l’intérieur, sa pulpe est verte et elle ressemble visuellement à la tomate, mais son goût n’a rien à voir avec celle-ci! Il est acide, c’est un de goût les plus difficile à décrire car il ne ressemble à rien d’autre.

LA TOMATE DE ARBOL

La tomate de l’arbre est considérée comme un fruit exotique ! De la même famille que la tomate, elle a une forme allongée et de couleur plutôt rouge. Par contre, son goût n’est pas comparable à celui d’une tomate. Elle se consomme à maturité en jus.

Sinon au niveau de jus, nous faisons souvent des jus de fraise et de mûres, ces deux fruits sont cultivés ici et assez bon marché.

Les fruits que nous consommons crus

PITAHAYA

Le fruit préféré des enfants. En Asie, elle est rouge. En Amérique Latine, elle est jaune. Dans les eux cas appelés fruit du dragon, la Pitahaya a une peau coriace non comestible. L’intérieur est composé de petits pépins noirs et d’une chair blanche et onctueuse ressemblant à celle du Kiwi mais le gout est proche du raisin. Nos enfant le mange à la cuillère et en raffolent.

GRANADILLA

En français Grenadille, ce fruit orange fait partie de la famille des fruits de la passion. Doux et sucré, il se mange très bien à la cuillère. Pour le manger, il faut casser le fruit en deux avec les doigts ou un couteau car la peau est épaisse et très rigide, comme un oeuf. L’intérieur est composé de beaucoup de pépins gélatineux. La variété la plus courante a un intérieur gris mais on en trouve aussi des jaunes ou des oranges.

FEIJOA

Le fruit de couleur verte provient d’une plante à fleurs rouge vif. De la famille de la goyave, son goût est doux et parfumé, il fait légèrement penser à l’ananas. Sa pulpe est charnue et délicieuse. Les colombiens le mange en coupant les deux extrémités, nous on enlève la peau car on le trouve alors meilleur.

LA GUAYABA

De la poire, la guayaba en a la forme et le goût. Mais en bouche, la texture est bien différente. Plus connu sous le nom de goyave, le goût de ce fruit est doux et léger en sucre. Sa belle couleur rose est parfaite pour agrémenter vos salades de fruits. Cinq fois plus riche en vitamine C qu’une orange, il est idéal pour les petits coups de mou !

Nous trouvons aussi pléthore de fruits que vous connaissez bien et qui poussent ici en grande quantité : Bananes, Mangues, Ananas… Miam. On trouve aussi des melons jaunes (pas de charentais malheureusement) ainsi que de la pastèque que nous consommons comme habituellement en grande quantité.

Contrairement à la France, certains fruits sont assez chers par rapport à que nous pouvons connaitre en France. Par exemple, la pomme est présente mais elle est cher par rapport aux autres fruits présentés ici, le kiwi et raisins aussi.

Les fruits que nous consommons transformés

GUANABANA

C’est un fruit très gros, vert, avec de petites épines et il ressemble un peu à un crocodile. Son intérieur est donc très surprenant par sa couleur blanche parsemée de grains noirs. Il peut peser jusqu’à 4kg ! Sa pulpe est très juteuse, acide-sucrée et sa texture est comme du coton mouillé. Elle est riche en vitamine A et C, puis en phosphore, fer et calcium. Ici, nous le consommons sous forme de glace faites maison ou bien en yaourt que nous pouvons acheter.

PAPAYA

Elle a une forme ovoïde, la peau de couleur jaune-verdâtre et à l’intérieur il y a une multitude de pépins, noirs, brillants et épicés. Sa pulpe est rouge, très juteuse, semblable à celle du melon et une saveur douce et légère. La taille est celle d’un ananas voire un peu plus grande. Ici, nous la mangeons plus sous forme de purée de fruits.

Petite blague des enfants : comment ramasse t-on la papaye ? Et bien avec la foufourche 🤩

On pourrait encore vous en présenter d’autre mais nous nous sommes encore assez experts sur ces fruits que l’on trouve dans les magasins ou sur les marchés qui sont vraiment très colorés.

On vous rassure, le Nainportequoi est survitaminé…

Nos 10 premiers jours de confinement

Mercredi dernier, nous vous avions évoqué le fait que préventivement notre communauté et même la fondation était en confinement total pour éviter tout risque sur les personnes âgées (une cinquantaine présentes au total dans les deux maisons de retraite). Dorénavant et pour quelques semaines, le portail de la fondation est fermé à longueur de journée.

En effet, le pays n’a pas trainé à suivre car :

  • Mercredi, la sortie des personnes de plus de 70 ans est dorénavant interdite et ce jusqu’au 31 mai
  • Jeudi, le gouvernement a annoncé l’interdiction d’entrée sur le territoire de tous les étrangers. Du coup c’est la panique dans les aéroports pour les étrangers présents ici, et notamment les français qui souhaitent retourner en France. Les compagnies ne veulent plus faire tous les vols car l’aller depuis l’Europe se fait presque à vide. Les nouveaux vols annoncés le sont avec des prix de billets très élevés renforçant encore la colère des personnes présentes dans les aéroports à attendre un vol pour rentrer chez soi.
  • Jeudi soir, le confinement total à l’image de ce qui existe en France à été annoncé par le président jusqu’au 13 avril. Les colombiens sont globalement très contents des mesures car ils sont très informés de ce qui se passe en Europe et craignent vraiment pour leur santé, le système de santé ici étant très loin de notre système français.
  • Dimanche, le gouvernement à annoncé la fermeture de tous les aéroports de Colombie, y compris pour les vols interne jusqu’au 13 avril. Seuls les vols de rapatriements sont tolérés à ce jour mais cela ne va pas durer.

Le gouvernement a mis en place aussi une loi sèche qui interdit la vente d’alcool, surement pour éviter d’autres problèmes provoqués par « Confinement + Alcool « . Ici dans les supermarché par exemple les rayons sont clairement identifiés, les bars, restaurants et autres débits d’alcools étant déjà fermés.

A villa de Leyva qui est une ville très touriste où beaucoup de gens de Bogota ont des résidences secondaires, nous avons le même problème que sur les côtes vendéennes à savoir que les gens veulent venir ici pour passer le confinement, il est vrai que c’est tentant de venir dans une maison avec terrain plutôt que dans un appartement. Le problème c’est que le plus grand nombre de cas de Covid 19 est présent à Bogota et la population ici ne souhaite pas la venue des personne. On a pu voir sur les réseaux sociaux qu’un collectif citoyen s’est monté pour faire un barrage et empêcher les gens d’arriver ici !

Au niveau de l’école, nous avions bien compris que les enfants n’avaient à ce jour pas école jusqu’au 20 avril mais le président a expliqué les choses. Les enfants n’ont pas classe du 16 au 27 mars et ensuite, du 30 mars au 20 avril ce sont les vacances de juin qui sont avancées. Pour rappel, l’année scolaire est ici de fin janvier à début décembre avec normalement une semaine de vacances en avril (semaine sainte), trois semaine en juin et une semaine en octobre. Cette annonce voudrait donc dire que les 3 semaines d’avril de vacances sont celles initialement d’avril plus 2 semaines anticipées de Juin. Si la reprise de l’école était le 20 avril, cela voudrait dire que les enfants auraient ensuite que 2 semaine de vacances jusqu’a la fin de l’année scolaire… Bref, attendons les nouvelles annonces, pas sûr que tout redémarre le 20 avril ici…

Le gouvernement à aussi annoncé qu’ils allaient faire du porte à porte pour fournir aux enfants défavorisés de la nourriture car le repas habituellement pris à l’école gratuitement est souvent le seul de la journée.

Ici le confinement c’est comme en France

Notre confinement continue comme le début de semaine et pour encore des semaines. Le matin, nous faisons les devoirs des enfants. Ici en Colombie, les professeurs travaillent pendant ces 15 jours à préparer les futurs cours à distance que pourraient avoir les enfants si le confinement durerait au delà du 20 avril. Donc pour le moment aucun cours à distance proposé par les professeurs, chacun fait comme il peut. Pour nos enfants, ce sont les devoirs envoyés par nos professeurs français Marietta, Marie et Claudine que nous remercions chaleureusement. Maman s’organise pour suivre les 3 enfants après un tour au jardin histoire de prendre l’air avant les devoirs. En effet, nous faisons un tour du parc pour apporter le compost, faire un coucou aux poussins et les voir grandir et prendre le soleil. Ensuite 1h30 de leçons entre Ludo, Picbille, Litchi, Mathéros, du dessin, de la peinture, bricolage et des legos pour Baptiste. Pour les matinées plus dynamique… on se partage 15 minutes de balayage et serpillère des pièces de la maison (ils adorent … 😉 et là, Pierre fait un clin d’oeil à Faustin :)). Cela se fait bien et cela se passe dans une bonne dynamique. Les enfants se sentent plus proches des copains de Mouilleron et ils apprécient de revenir à ce qu’ils connaissent.

Pour les Colombiens, nous faisons avec les moyens présents ici sur la fondation. Un des objectifs de la mission de Papa avec les ados cette année est en autre de les faire progresser en mathématiques. On utilise donc les livres à disposition (ils aiment moins) et nous faisons du Mathéros, le même outils qu’utilisé en France à l’école (ils adorent). Mais le niveau n’est pas le même qu’en France car Pierre avec 3 ans de moins connait mieux ses tables d’addition et de multiplication, ici ils comptent tous avec leurs doigts.

Les après midi, nous continuons les différentes activités manuelles : cuisine, pixel’art, collage, peinture à l’intérieur et jardin, animaux, foot, vélo et roller à l’extérieur

Maman à aussi rapporté sa peinture aquarelle pour initier les enfants, Baptiste adore faire les petits poissons. (Il nous dit souvent que la peinture de Marietta et Anita lui manque).

Comme en France pour ceux ayant des ados, ici le confinement est compliqués pour les 4 présents ici. En ce début de semaine, nous en avons perdu un qui après une crise a tenté de s’échapper en dévissant une grille de ventilation. C’est finalement après un appel au commissariat de l’enfance qu’il s’est calmé mais la soeur avait pris la décision de l’envoyer pour une durée illimitée à ce jour chez son grand père afin qu’il puisse décompresser et réfléchir. Pour les 3 autres restants, on sent des tensions surtout le matin quand certains ne veulent pas faire de devoir ou aider aux tâches ménagères. Cela se ressent aussi dans les relations entre nos enfants et les enfants de la fondation. Certaines réactions liées au confinement (règles de vie en communauté…) sont observés par nos enfants et ils sont parfois très surpris ou ne comprennent pas des excès d’énervement des autres enfants. Cela amène a beaucoup de discussion et notamment Pierre qui arrive à comprendre l’importance de l’éducation et du rôle des parents.

On a quand même fait la fête en confinement

Ce weekend, nous avons fêté les 100 ans de la communauté de Soeur de Bethleem, communauté fondée en France en 1920 qui nous accueille ici. Les festivités en France ont été annulées pour raison de confinement, ici nous avons fait les festivités avec la quarantaine de personnes présentes ici en confinement (sans la cinquantaine de personnes âgées). Ce fut donc répétition toute la semaine pour tout le monde, danse pour les enfants, chants pour les ados et les soeurs.

Lors de cette messe spéciale, Soeur Elisabeth à donc fait la présentation de la communauté et de toute son histoire depuis 100 ans. Soeur Marie Thérèse avec Alejandro et Stiven ont chanté le psaume puis ensuite les enfants ont fait leur danse, on vous laisse admirer. A défaut de faire la danse de la kermesse en France, ils auront au moins fait un spectacle ici 😉

En fin de messe, les 3 soeurs ont chanté une chanson en français pour conclure avant les gâteaux d’anniversaire (notre super recette de flan pâtissier 😉 que Papa avait fait avec les enfants pour 100 personnes. Puisque nous étions en couvre feu dans l’incapacité de sortir acheter des gâteaux.

Le midi, nous étions aussi Maman et Papa de cuisine (Un dimanche par mois) : Au menu, hachis parmentier et gaufres. Les enfants nous ont dit que c’était RICO ! (delicieux)

Sinon coté nature, nous avons la chance comme déjà évoqué d’avoir un jardin et des animaux, ca permet vraiment de passer beaucoup de temps dehors. Ici, c’est jardinage pour planter des salades et enlever la mauvaise herbe.

Les soirs à partir de 5h, c’est la transhumance et la chasse aux oueufs

Biberon pour le petit Francisco car se mère ne donner le lait qu’à un des deux jumeaux
Les 90 « Gallinas » nous donnent tous les jours de beaux « Huevos »

Concernant la météo, on va dire que les pantalons et gilets passent beaucoup de temps dans les placards… Le temps est vraiment très bien, nous avons tous les jours plus de 20°c mais à 2150 mètres d’altitude, nous avons un ressenti quand le soleil est là de 5 à 10 degrés de plus. Nous avons le soleil tous les jours mais ici il pleut autant qu’en France à la différence que c’est tout le temps une pluie d’orage qui peut abattre des dizaines de millimètre en 2 heures, avec soleil avant et soleil après.

Et le rapatriement ?

Nous avons appris cette semaine que l’autre famille partie en mission au Tchad depuis le 7 mars va être rapatriée dans les prochains jours. Dans les pays d’Afrique, l’arrivée du Coronavirus risque d’être désastreuse tant pour la maladie elle même que par les conséquences des actions prises pour éviter que cela se propage. En l’occurence, l’absence des ressources du tourisme qui est devenu inexistant ainsi que les mesures de confinement demandées pour éradiquer le covid 19 font que beaucoup de gens n’auront plus d’argent pour acheter à manger et l’insécurité risque de monter très fortement. Le rapatriement est demandée par la DCC pour toutes les personnes en mission au Tchad (pas de nouvelles des autres pays).

Du coté des autres missionnaires de notre groupe de stage (Amérique Latine, Magrheb et Moyen Orient) et bien toutes les personnes qui sont parties sont comme nous en confinement et toutes celles qui devaient partir sont pour le moment en attente de pouvoir le faire sachant qu’aucune date ne peut à ce jour être fixée compte tenu de l’incertitude présente sur la planète actuellement.

De notre coté, nous nous sentons vraiment en sécurité au sein de la fondation. Nous suivons les actualités et il est vrai que le président à fait beaucoup d’annonce pour donner de l’argent au plus démuni afin d’éviter justement que les plus pauvres qui n’ont plus de travail en raison du confinement soient complètement abandonnés. On ne sait pas combien de temps durera le confinement mais l’histoire du pays, qu’elle soit proche (voir article ci dessous, 3000 morts dans notre petite région de Boyaca par une pandémie en 1918) ou lointaine (la période coloniale racontée sur notre dernier article) à laissé des traces dans la mémoire des colombiens. On espère juste que la population pourra tenir ces quelques semaines ou mois sans que la pression ne monte trop.

https://boyaca7dias.com.co/2020/03/26/lo-que-vivio-boyaca-hace-102-anos-debe-servir-de-experiencia-para-esta-pandemia/

Sinon on passe le temps 😉

A bientôt et n’hésitez pas à nous mettre des petits mots… ça nous fait beaucoup plaisir 🙂

La Fundacion Santa Teresa, notre lieu de vie

Nous habitons depuis le 6 février à la Fundacion Santa Teresa qui se situe à environ 1,5km de la Plaza Mayor, la place centrale de Villa de Leyva. Cette cité de Dieu est la maison mère où vit le Père Arcesio.

La Fundacion Santa Teresa est une des 25 citées de Dieu créées par le père Arcesio en Colombie. Ces lieux sont dédiés aux plus pauvres et sont voulus volontairement magnifiques afin que les pauvres puissent eux aussi vivre dans des lieux superbes.

Le principe des cités des Dieu est le suivant :

  • Le père Arcesio trouve des donateurs pour construire ces citées.
  • Il cherche ensuite des congrégations religieuses pour les administrer et s’en occuper.
  • Il fonde ensuite des nouvelles congrégations pour poursuivre dans la durée l’administration et la gestion des lieux.

A Villa de Leyva, la cité de Dieu s’est développée en plusieurs étapes correspondant aux différentes étapes de la construction du bâtiment dont le dernier achèvement fut l’an passé. La Fondation se compose d’un très grand bâtiment en forme de U au milieu duquel se trouve la superbe chapelle où se déroulent les messes quotidiennes ainsi que les nombreux baptêmes et mariages le weekend, le lieu magnifique étant très prisé pour ces évènements.

Ce sont différents bâtiments indépendants les uns des autres, conçus sur le même format (autour d’un patio central ouvert ou fermé) qui sont assemblés pour former le bâtiment en U de la fondation.

En 2020, 5 communautés différentes habitent les lieux avec des missions différentes.

Bâtiment 1 (La 1ère moitié de l’aile droite)

Ce premier bâtiment abrite à l’arrière au RDC la communauté des sœurs de Saint Joseph, communauté d’origine espagnole représentée par 3 sœurs (dont une soeur mexicaine) dont la mission principale est la gestion de la maison de retraite de 20 personnes qui se trouve sur deux niveaux à l’avant du bâtiment.

L’arrière de l’étage abrite la communauté des frères de Saint Joseph fondée en 2017 par le père Arcesio. Ces 10 frères, novices pour la plupart, partagent les lieux avec les 2 pères dont la mission principale est la préparation et la réalisation des différentes messes.

Les frères quant à eux aident sur les maisons de retraite, sur l’intendance et gèrent le jardin et les animaux.

Bâtiment 2 (La 2nde moitié de l’aile droite) :

C’est ici que vivent les sœurs de Bethléem pour lesquelles nous sommes en mission en Colombie. Les sœurs sont arrivées les premières sur le site en 2006 et leur mission principale est tournée vers les enfants. Nous détaillons dans un prochain article toutes les missions réalisées sur le site.

Bâtiment 3 (A droite de la chapelle) :

Notre maison est derrière les rideaux 😉

C’est à l’étage de ce bâtiment que nous vivons. Nous avons pris possession pour cette année 2020 de la maison des invités qui se compose de 8 chambres avec salle de bain pour chacune ainsi que d’une grande salle à manger et d’une grande cuisine qui donne derrière le cœur de la chapelle.

Notre cuisine

Le RDC est composé d’une salle où le père Arcesio donne des cours aux frères et sœurs qui sont en formation sur la citée. Nous retrouvons aussi à ce niveau le magasin des vêtements de seconde main gérées par nos sœurs.

La chapelle :

La chapelle tient le rôle central de la cité. Elle est superbe et c’est le lieu de rencontre de la cité puisque les messes quotidiennes (avant l’arrivée du Coronavirus) permettent les rassemblements des différentes communautés du site. Cette chapelle vit beaucoup à travers les messes de la communauté mais aussi avec les messes demandées par les privés et encore les mariages, communions et baptêmes.

Bâtiment 4 (A gauche de la chapelle)

Ce bâtiment abrite la seconde maison de retraite de 12 personnes. Elle est gérée par nos sœurs et accueillent comme l’autre des personnes âgées ou handicapées avec peu ou pas de ressources.

Au rez-de-jardin des bâtiments 3 et 4 et de la chapelle se trouve le jardin d’enfants. Ce lieu géré par la Comfaboy (CAF colombienne) accueille 80 enfants de 3 et 4 ans puisque l’école ne commence qu’à 5 an en Colombie. Le lieu est encadré par des professeurs dont le niveau correspond en France à la TPS, PS et MS.

Bâtiment 5 (La 2nde moitié de l’aile gauche) :

Ce bâtiment abrite la Salacuna (crèche) qui accueille 12 enfants entre 6 mois et 2 ans. C’est le lieu de travail de la mission de Anne.

A l’étage du bâtiment se trouve la communauté des sœurs de Nazareth. La dizaine de sœurs présentent depuis 2016, année de fondation de cette communauté par le père Arcesio, ont pour rôle l’accueil des retraitants qui est une source de revenus pour la communauté.

Bâtiment 6 (Le bâtiment à part de l’aile gauche) :

Ce bâtiment, à part des autres, héberge la communauté des Laïcs. Les 3 personnes présentent sur le site ont la même mission que les sœurs de Nazareth à savoir l’accueil des retraitants.

Les retraitants disposent de lieux dans les bâtiments 5 et 6 ainsi que dans 4 autres bâtiments construits assez récemment pour eux.

Nous retrouvons aussi sur le site une grotte créée à l’image de la grotte de Lourdes, des bâtiments accueillant les personnes en charge de l’entretien, des espaces de jeux pour les enfants, le jardin et les enclos et bâtiments pour les animaux.

Ici, c’est confinement comme en France

Lors de notre dernier article dimanche, on vous avait dit que la Colombie avait décidé de fermer les écoles dimanche alors que seulement 34 cas avaient été détectés, principalement dans les grandes villes. La frontière avec le Venezuela avait déjà été fermée et des mises en quarantaine décrétés pendant 14 jours pour toutes les personnes arrivant des pays à risque à savoir la Chine, l’Europe ou encore les Etats Unis.

Lundi, comme demandé par le président la veille, la crèche a fermé ses portes pour une durée indéterminée. Anne a donc passé la journée à nettoyer, ranger et trier, ne pas avoir les enfants est une opportunité pour faire le ménage de fond en comble.

Papa de son coté est allé en ville avec les enfants pour faire les courses pour la fondation et aller à la menuiserie pour chercher des planches afin de faire des étagères dans le magasin de vêtement.

On a pu se rendre compte en ville que comme en France, des pénuries commencent à arriver comme dans cette pharmacie : plus de masques et plus de gels hydroalcoolique.

Depuis lundi, tout vas très vite, tout s’accélère, on sent un vent de panique en Colombie comme dans la plupart des pays d’Amérique Latine sauf à ce jour le Brésil qui pense plus à son économie qu’à la santé de sa population. Avec 54 cas identifiés au total lundi, le président colombien Ivan Duque à pris la décision de fermer toutes les frontières terrestres, maritimes et fluviales du pays. Dans les aéroports, les étrangers ne sont plus admis sur le territoire sauf les résidents étrangers qui rentrent en Colombie.

Mardi, nouvelles mesures prises dans le pays. Un couvre feu est mis en place, les gens n’ont plus le droit de sortir en 20h et 5h. Les bars et discothèques n’ont plus le droit d’ouvrir. Dans la région de Boyaca où nous sommes, toutes les frontières terrestres viennent d’être fermées avec les autres régions pour éviter que le virus n’arrive sachant que pour le moment aucun cas n’a été rencontré ici.

Le président Colombien Ivan Duque

La police est mobilisée pour faire les contrôles de étrangers et vérifier sur leur passeport leur date d’arrivée en Colombie. Toutes les personnes arrivées depuis moins de 15 jours et contrôlées dans les rues sont reconduites à la frontière pour un retour dans leur pays car elles n’ont pas respectées la période de quarantaine de 15 jours demandée par les autorités.

On imagine qu’ici l’histoire de l’Amérique latine est dans les esprits de tous et que les précautions prises ont un peu pour origine ce qui s’est passé il y a 5 siècles.

L’effondrement démographique

La conquête de l’Amérique par les Ibériques entraîna une importante dépopulation. L’ampleur du phénomène est difficile à établir avec exactitude. En 1492, l’Amérique latine aurait compté entre 20 et 40 millions de personnes, peut-être jusqu’à 70 millions selon d’autres auteurs. Au début du xixe siècle, il ne restait plus que 15 millions d’habitants dans l’Amérique espagnole dont 7 millions pour la Nouvelle-Espagne et ses dépendances, 3,3 millions au Brésil. La principale raison de l’effondrement démographique est bien connue : les Européens apportèrent avec eux des maladies contre lesquelles les Amérindiens n’étaient pas immunisés (rougeole, variole, grippe).

Sans pouvoir préciser avec certitude l’ampleur de l’impact des maladies infectieuses chez les Amérindiens, le taux de mortalité aurait atteint 90 pour cent pour certaines populations durement affectées. Les Amérindiens, qui n’étaient pas immunisés contre des virus et maladies comme la coqueluche, la rougeole, la variole ou la grippe qui sévissaient depuis des millénaires dans l’Ancien Monde, auraient été foudroyés par des épidémies plusieurs décennies avant que des colons arrivent dans des territoires apparemment peu peuplés de l’intérieur.

Villa de Leyva commence à se vider, les magasins aussi…

Mardi, Papa à du faire un tour en ville pour des courses, des papiers et du bois. Et bien ce fut une drôle de sortie, la ville habituellement bondée par les touriste étaient pratiquement vide en plein milieu de l’après midi… Malheureusement, ici comme ailleurs beaucoup de personnes vivent du touriste, c’est le premier emploi de la ville. Sans ces touristes, on peut craindre une crise très grave à suivre car contrairement à l’Europe par exemple qui prend des mesures pour aider les personnes, ici on est pas sûr d’être aussi bien lotis. On discutait ce soir avec Soeur Marie Thérèse qui nous expliquait la même situation au Sénégal ou sa famille vie. Les gens se sont maintenant habitués à vivre du tourisme et malheureusement, sans les touristes il n’y a plus d’argent et donc plus de possibilité d’acheter de la nourriture.

Sur la place centrale, une remorque a été déposé au milieu. A l’intérieur, une cuve de 1000 litres contenant de l’eau avec 2 robinets et du savon pour les personnes puissent venir à tout moment se laver les mains.

Et dans les rues, des affiches sont apposés sur les portes des bâtiments et sur les lieux d’affichage pour donner toutes les consignes.

Dans les magasins comme en France, les gens se ruent sur les produits pour stocker en vue de possibles ruptures… A priori la veille tout avait déjà été vidé et réapprovisionné dans la nuit.

Confinement décidé de notre coté

Ce mardi, suite à de nouvelles directives du gouvernement (rassemblement de plus de 50 personnes interdits, contacts minimum, etc) et même si nous ne sommes pas encore passé au même stade qu’en France, Soeur Elisabet à décidé de mettre la fondation en confinement car il y a trop de risque pour les personnes âgées. Les conséquences sont donc les suivantes pour notre vie sur la communauté :

  • Les enfants accueillis à la fondation pour les devoirs, weekends et autres ne peuvent plus être acceptés sauf certains dont un confinement familiale est trop risqués pour la sécurité des enfants. Nous serons donc 9 adultes et 10 enfants dans notre confinement.
  • Les salariés, à l’exception pour le moment de la cuisinière (présente maintenant que du lundi au vendredi contre le samedi auparavant), resteront dorénavant chez eux. Nous allons nous répartir les tâches pour le ménage, le travail scolaire le matin, les activités et la surveillance des enfants les après midi, la crèche étant fermée la collègue de Anne n’a plus besoin de venir.
  • Les sorties à l’extérieur de la fondation ne sont plus autorisés pour les enfants, et les adultes doivent sortir que pour les courses et autres obligations.

Nous avons donc commencé notre confinement ce jour en Colombie, à l’identique de ce que vous pouvez vivre en France. On a quand même la chance d’avoir un parc de plusieurs hectares ainsi que des maisons très grandes afin de ne pas être tous les uns sur les autres.

Pour finir sur une meilleure chose, des petits poussins sont encore nés.

On prend bien nos marques… Et le Coronavirus aussi…

C’est reparti pour une nouvelle semaine. Nous avons maintenant pris le rythme, les enfants sont calés le matin même si le réveil est quelque peu compliqué pour Baptiste qui a du mal à ouvrir les yeux. Les plannings sont affichés dans la cuisine, vous pouvez constater des petites différences par rapport à la France. Au primaire, c’est 5 heures par jour sur 5 jours soit 25h de cours, pratiquement l’équivalent de la France mais uniquement sur les matinées.

Les planning pour Pierre et Apolline

  • Espagnol (Lenguaje) : 5h et 7h
  • Mathématiques : 5h et 7h
  • Sciences sociales : 3h et 2h
  • Sciences Naturelles : 3h et 1h
  • Anglais : 2h et 1h
  • Education Physique : 2h et 2h
  • Arts Plastiques : 2h et 2h
  • Etique : 2h et 1h
  • Religion : 1h et 1h
  • Informatique : 1h

Le lundi c’est uniforme de l’école pour tous, Pierre ayant son uniforme de sport les mardis et jeudis et Apolline et Baptiste les mercredis et vendredis (en vert). Nous sommes très à l’écoute de nos enfants et de la violence qu’ils peuvent voir et même subir par d’autres enfants. Il y a 3 temps à l’école: les temps en classe avec la maîtresse (ça se tient), les temps en classe sans maîtresse car elle doit photocopier les feuilles pour les enfants qui ne peuvent pas payer les manuels et qui payent la photocopie (bazar, enfants sur les tables, jet d’objets…) et les temps de récré (bagarres, bousculades… qui ne sont pas reprisent par les maîtresses de surveillance malgré les interpellation de Pierre). Pas facile en tant que parent de se dire que l’autorité reconnue par nos enfants (les maîtresses) ne sont pas fiable dans les situations d’agressivités en récréation. Malgré tout, nous sommes très réactifs et n’hésitons pas à envoyer des whatsapp aux maitresses, leurs en parler pour expliquer que pour nous, cela n’est pas possible. Cela doit leur sembler étonnant, cependant, nous sentons une réactivité de leur part. Nos enfants vont apprendre les codes de l’école colombienne et ils parlent souvent de l’école de Mouilleron en se disant que c’est plutôt pas mal (Apolline a même suggéré que les enfants de sa classe aillent dans la classe de Marie pour voir que le silence est très agréable).

Ce lundi, c’était la fête de la femme en Colombie, Baptiste à rapporter un petit cadeau pour Maman

Sur le chemin de l’école, nous voyons tous les matins un employeur ou chef de chantier qui vient chercher ses ouvriers en ville, bon admettons que la sécurité routière n’est pas leur priorité, et c’est un doux euphémisme…

Le lundi midi avec Baptiste, Papa flâne dans les rues à la recherche de pain français 😉 On se fera survoler ce jour là par l’hélicoptère de la Police qui survolait la ville à basse altitude.

On a pu constater que les militaires quadrillaient la ville beaucoup plus que d’habitude.

On a compris plus tard pourquoi à travers un article publié par la ville.

Les enfants auront eu cours tous les jours cette semaine, comme quoi 😉 Cette semaine à la cantine, ils auront eu 2 fois des frites, ils font vraiment tout comme évoqué la semaine dernière par le directeur pour que les élèves mangent à la cantine.

Au niveau de la fondation, les enfants prennent leurs aises et passent leur soirée à partir de 17h avec les animaux : Nourriture, récolte des oeufs, rentrer dans les enclos, etc… ils adorent et interrompent les jeux pour partir au fond de la fondation.

Cette semaine, nous avons eu le droit à des naissances de jumeaux, 2 petits agneaux sont venus agrandir la population en plus de l’agneau né la semaine passée.

Pierre a été embauché pour aider les frères car la maman refuse de donner à manger à ses petits. Ils faut donc tous les jours coucher la mère et la tenir pour que les petits puissent teter leur ration de lait.

Du coté des nos missions, Papa à fini son étendoir à linge pour permettre à tous (la population étant en augmentation ici) de pouvoir étendre le linge en sortie de machine. On vous avoue que le linge n’est pas très très bien lavé ici, les machine fonctionne à l’eau froide… Pour les vêtements les plus sales, rien de mieux que les bonnes vieilles méthodes avec le savon, la brosse et de l’huile de coude !

Maman de son coté travaille toujours sur la chèche. Nous avons essayé cette semaine de demander un aménagement horaire pour qu’au retour de l’école vers 13h30, Papa prenne le relai à la crèche pour la sortie des siestes jusqu’à la venue des parents. Cela permettrait aux enfants de ne pas être seuls à la maison au retour de l’école, d’avancer sur les devoirs avec Maman et de faire une sieste pour Baptiste qui peut craquer le soir à cause de la fatigue. Après avoir expliquer la situation à soeur Elisabeth notre responsable, elle a accepté qu’on puisse faire cette modification. C’est cool…. enfin ce aurait été cool car la responsable de la Sala Cuna (la crèche) à refusé qu’un homme puisse y travailler… Bon, il y a encore des moeurs à faire évoluer ici. On va donc essayer de voir dans les jours à venir comment faire évoluer la situation, on vous tiens au courant.

Coté nourriture, on vous rassure on mange toujours aussi bien. La cuisinière de la fondation nous fait découvrir de bons plats, le riz est présent quasi à tous les repas mais on ne se lasse pas. Le soir, on peut préparer soupe, crudités et fruits pour le plaisir de tous. On trouve quelques produits comme en France (pas les meilleurs dirons nous) mais les prix sont dissuasifs pour nous qui sommes payés 350 000 par mois !

Mercredi nous étions le 11 mars et chose importante, tous les 11 du mois à 15h, le père Arcecio qui possède des dons de guérisons organise une messe très suivies. Cette messe est l’occasion pour les frères et soeurs de la communauté d’organiser des stands pour vendre nourriture, jouets, bijoux et autres accessoires qui permettent de récupérer de l’argent pour les communautés.

Nos enfants ont donc pris part aux ventes avec les autres enfants : les filles étaient chargées de la vente des galettes et les garçons de la vente des pochettes surprises contenant des jeux.

Pour la fin de semaine, vendredi c’est le rituel : Sortie en ville. Cette semaine, on a testé Peru Burger, le n°2 des restaurants sur tripadvisor. On confirme, c’était vraiment très bon, une bonne adresse où on pense revenir très rapidement ;)-

Boisson qui permet aux estomacs de nos enfants d’assurer la sortie au restau sans accident de tourista.

Au retour de la maison, on en profite pour récupérer devant une menuiserie des chutes de bois afin de faire des bricolages à la maison. Et pour une fois, aucune intimidation de bande de chiens qui règnent la nuit et qui sont très très bruyant.

Samedi matin, en vue de la fête des 100 ans de la communauté des soeurs de Bethleem qui aura lieu de le dimanche 22 mars, c’était répétition pour les enfants. Les enfants feront une danse pendant laquelle ils feront des offrandes de divers objets au père Arcesio qui fera la messe. Nous avons hâte de les voir danser en tenue dimanche prochain 😉

Sinon à la maison, ça bricole toujours à fond : ça colle, ça peint, ça découpe, coté artistique Maman continue comme en France pour le plus grand bonheur des enfants.

Papa fait un peu de sport avec les ados histoire des leur faire prendre l’air. Admettons que ca tourne souvent autour du foot, y’a pas qu’en France que ça plait bien !

Cette semaine on a aussi eu le droit à une coupure de courant et internet pendant une journée. Problème apparu la nuit, le matin à 8h ils étaient là pour intervenir, on a trouvé ça hyper réactif. Bon, la pièce changé à tout de suite cassé de nouveau, il a fallu changer totalement le transformateur car une des 3 phases étaient HS et le changement s’est fait la encore très rapidement car au coucher du soleil c’était fait. On vous passe une petite photo pour vous montrer les conditions de travail, à l’échelle, mais on vous fera une compilation dans un article de tout ce que nous pouvons voir au travail, promis on est mieux en France.

On a aussi eu le droit à une petite visite dans notre chambre. Après la chouette, voici le scorpion 😉 Plus petit que la chouette mais l’effet à été tout aussi surprenant.

Dimanche, on a profité de notre après midi pour faire une sortie sur les hauteurs au dessus de la fondation. Nous avons profité des superbes paysages et des magnifiques maisons que se trouve par ici, construite spécialement pour faire des maisons secondaires pour les riches de Bogota.

Et le coronavirus dans tout ceci ?

Effectivement, depuis la Colombie on suis les actualités de la France. Ce dimanche au réveil nous avons regardé le JT du 13h de TF1, chose que nous n’avions pas fait depuis au moins 10 ans en France. Nous avons pu constaté à quel point le coronavirus pouvait modifier complètement la vie la bas et nous souhaitons à tous nos proches de prendre soins d’eux et de suivre les recommandations.

Ici, depuis une semaine on voit beaucoup de messages passer, que ce soit par la DCC, par l’ambassade ou même par la presse locale. Au début c’était light puis plus les jours passent, plus les mesures sont drastiques jusqu’a arriver à refuser l’arrivée complète des européens sur le sol colombien. On a pu voir dans les journaux que des français et espagnols n’ayant pas respectés les 14 jours d’auto-isolement ont été reconduits directement à l’aéroport pour un vol vers l’Europe. A Villa de Leyva, tous les jours depuis notre arrivée nous croisions des touristes français, je pense que dorénavant et pendant quelques semaines ou mois nous risquons de ne plus en voir beaucoup.

De notre coté, on avait déjà remarqué depuis notre arrivée que la santé est prise très au sérieux par les colombiens. Dans la rue et même à l’école, les enfants qui ont une toux ou un rhume portent systématiquement un masque pour ne pas contaminer les autres. L’arrivée du Coronavirus nous faisait dont penser à croire que nous allions rapidement évoluer comme les mesures de la France. Et effectivement, dimanche soir, malgré les seulement 34 cas de coronavirus présents en Colombie (aucun morts à ce jour), le président colombien à pris la parole en direct et à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux pour expliquer la situation et les mesures prises dès le soir même.

Les impacts pour nous sont assez nombreux même si nous ne savons pas encore tout ce que cela va engendrer mais les premières choses sont les suivantes :

  • Ecoles privées et publiques de tout le pays sont fermées à partir du lundi matin et jusqu’au 20 avril dans un premier temps. A cette période, les études faites permettront de savoir si les élèves peuvent retourner en cours ou si la fermeture est poussée jusqu’au vacances de juin comme l’annonce ce dimanche soir les journaux.
  • Les espaces d’accueil de la petite enfance, publics comme privés doivent aussi fermer. Nous en serons plus en début de semaine si la crèche doit aussi être fermée.

La semaine prochaine, nous aurons donc plus de nouvelles à vous donner mais sachez que nous allons essayer de prendre le plus grand soins de nous. Faites en autant chez vous.

On avance…

La semaine a donc démarré par un rendez-vous à l’école pour demander à ce qu’Apolline puisse monter d’un niveau afin de moins s’ennuyer en classe. Une nouvelle fois, notre demande était particulière pour eux, rarement ils ont ce genre de requête en cours d’année. Nous avons donc échangé avec le coordinateur et la maitresse actuelle d’Apolline. Cette dernière à expliqué qu’effectivement ce serait bien et qu’elle le fasse tout de suite, le plus tôt étant le mieux. Bon, le plus tôt ne sera pas le lundi car sa potentielle nouvelle maitresse est absente pour rendez vous médical. Elle passera finalement la journée dans sa classe de primero pour la dernière fois.

Le lendemain, c’est donc la rentrée en Segundo. La maitresse accueille Apolline et la présente à la classe. Elle est placée à coté d’une autre fille qui vient du Vénézuéla et qui doit avoir 11 ans.

Pour ce premier jour, papa a pu rester une heure pour faire face aux pleurs et l’appréhension de la nouveauté. Pour cette première heure, c’est l’évaluation nationale des élèves qui a lieu. Un QCM de 40 points, 8 points pour chacune des matières suivantes : Mathématiques, Espagnol, Sciences naturelles, Science sociales et Anglais.

Papa a pu juger qu’effectivement le niveau était bien supérieur au niveau de la classe de primero où elle a commencé l’année scolaire. Le test est un peu compliqué pour Apolline car il est en espagnol, papa à donc du traduire les questions pour qu’Apolline puis répondre aux questions. Le premier jour a donc démarré sur une bonne note même si faire de l’anglais en apprenant l’espagnol c’est quelque peut confusant…

La suite de la semaine s’est beaucoup mieux passée scolairement, plus de pleurs le matin pour aller à l’école. Première évaluation de Pierre en « Lenguaje » (espagnol). Nous sommes très fier de lui car il atteint presque la moyenne pour seulement 3 semaines d’école… il est sur une bonne lancée. Les enfants commencent à prendre le rythme: levé à 5h30, départ à 6h25 pour 30 minutes de marche rapide… Les colombiens s’intéressent beaucoup à nos enfants, nous avons le droit matin et soir à « Buenos dias los frances » ou « Tchao frances »

Le mardi soir, Maman avait pris un rendez vous téléphonique avec une famille de 4 enfants (de 0 à 5 ans) en mission à Bogota depuis septembre et pour 2 ans. Ils nous ont beaucoup rassuré sur les pleurs des enfants, le rythme, la langue… nous décidons de les inviter sur un weekend de 3 jours pour faire de plus ample connaissance et aussi pour que nos enfants puissent se rencontrer. Ce sera pour notre premier weekend de 3 jours à l’occasion de la Saint Joseph, le weekend du 21 au 23 mars.

Le mercredi matin, Papa est allé à l’assemblée générale de l’école qui avait lieu au restaurant scolaire du collège à 7h du matin. On avait été convoqué la veille, il parait que c’est normal nous a t’on dit. Pour les vacances scolaires c’est pareil, il parait que des années les enfants sont au courant le vendredi soir qu’ils sont en vacances…

L’assemblée générale de l’école publique à commencé par la prière. Rappelons que la Colombie comme bon nombres de pays du sud est un pays fortement catholique et les gens sont très croyants et pratiquants. Une infirmière est venue présenter en premier lieu la campagne nationale menée par le Colombie pour la nutrition dans les écoles. Rappelons que la scolarité comme la cantine sont gratuite, le repas à l’école étant pour certains enfants le seul de la journée.

Le directeur à ensuite pris la parole pendant 45 minutes pour faire un discours qui pour nous français (en tout cas Papa) paraissait décalé tellement il était moralisateur. Il a commencé son discours en expliquant rapidement que l’école était là pour former, éduquer, enseigner, responsabiliser, transmettre, etc.. mais il s’est ensuite focaliser sur le rôle de la famille et des parents dans tout ceci. En introduction, il a dit que la Colombie traverse une crise des valeurs sociales, et que ce n’est une surprise pour personne ! avant de se tourner vers les parents pour leur dire :

Il est de la responsabilité des parents de faire les devoirs avec les enfants, d’avoir une préoccupation sur l’éducation de leurs enfants. Ecoutez les, donnez leur du temps plutôt qu’une télé, une tablette ou un portable.

Effectivement, comme en Europe, le portable semble être un objet incontournable y compris pour les personnes les plus démunies.

Il est de la responsabilité des parents de donner des valeurs sociales, de l’amour et de l’aide à leurs enfants. Si un enfant se comporte avec violence à l’école, c’est que lui même est violenté à la maison. Si il vit en harmonie en famille, il le reproduira à l’école et apprendra mieux.

D’après les discussions que nous pouvons avoir ici, il semblerait que frapper ses enfants et sa femme est tout à fait normal dans cette région. Sans parler des abus sexuels qui peuvent exister entre les parents (voire les frères) et les enfants, la promiscuité des habitations (très souvent une seule pièces) n’aidant pas forcément.

Nos enfants (et nous avons pu le constater) nous rapportent que les cours de récréation sont des lieux de défoulement où la bagarre est très très présente sans que les professeurs ne disent mots.

Il est de la responsabilité des parents de bien nourrir vos enfants. Arrêter de donner de l’argent à vos enfants pour qu’ils achètent des sucreries ou chips à la sortie de l’école. Ils doivent manger à l’école et suivre le parcours de nutrition imposé par l’état. Il y a même des frites toutes les semaines !

Effectivement, les enfants sont contents, des frites toutes les semaines, et plusieurs fois parfois. Le repas est assez bon selon nos enfants, il se compose d’une seule assiette composée généralement en 4 parties avec du riz (toujours), poulets (très souvent) ou oeuf, légumes et frites, banane plantain, haricots rouges, … accompagné d’un jus de fruits. Autant vous dire que le repas est très rapidement pris, pas d’entrée, de fromage ou de dessert.

Pour les sucreries, c’est effectivement vrai. A la sortie de l’école, on peut voir les enfant filer vers les épiceries (ici, il y a une ou plusieurs épiceries dans toutes les rues). Bonbons, chips, glaces, etc… les enfants mangent à la sortie. En même temps, le repas du midi est pris tôt, Baptiste le prend à 9h30, les plus grand vers 10h30 mais cette semaine ils commencent à nous dire que c’est vers 12h. On ne comprends pas tout, l’école est peut être en train de réajuster les horaires pour que justement les enfants mangent moins à la sortie. En tout cas la une du journal local cette semaine là est très claire.

La suite de l’assemblée générale, nous avons eu des discours rapides des coordinateurs du primaire et du collège, du chargé de l’orientation et ensuite la parole est donnée aux associations des parents d’élèves qui recrutaient des nouveaux parents dans l’assemblée. Nous avons terminé par une signature de présence car l’assemblée générale était obligatoire bien que convoqués la veille…

Au niveau du travail, Maman passe sa semaine à la crèche, de 7h15 à 15h45. Le levé à 5h20, l’accompagnement à l’école avec papa, la journée à la crèche, l’autre journée de devoirs/cuisine/lessive/bain… une frustration de ne pas vivre les évènements/réunion à l’école des enfants, amène à un épuisement et à une demande de diminuer le travail pour souffler un peu et pas se retrouver à faire la sieste tout le weekend sans en profiter. La demande est en attente. Papa organise ses journées entre travaux manuels et préparation le matin, le midi c’est le retour de l’école avec la fin à 12h pour Baptiste et 13h pour Pierre. L’après midi est consacré aux devoirs des adolescents puis du défoulement à l’extérieur.

Les enfants alternent au retour de l’école les devoirs entre la salle commune avec les enfants de la fondation et en individuel avec maman. Après les devoirs, c’est activités extérieures et surtout le rituel du soir, aller rentrer et nourrir les animaux et ramasser les oeufs.

Pour cette fin de semaine, le vendredi soir, nous avons reconduit notre soirée en ville avec restaurant et glace sur la place principale de la ville. Samedi matin, Papa avait organisée une chasse au trésor dans toute la fondation : au programme de la reflexion, des maths, du codage pour les plus grands et des petites images symbolisant les lieux de la fondation pour les plus petits. Au bout de 3h, les deux cadenas emprisonnant le trésor étaient ouverts, bravo à tous.

Le samedi après midi, Maman bricole avec les enfants, Papa est au foot avec Pierre et Alejandro. Papa finira l’après midi avec les enfants par la réalisation de 2 flans pour le lendemain. Le soir, nous participons au repas des communautés avant de finir la soirée en détente avec les enfants, le seul moment télé de la semaine 😉 Merci Robin des bois, Tom et Jerry et Bip bip et coyotte.

Le dimanche, nous avons assisté à la messe où ce dimanche une communion avait lieu. A l’inverse de ce qu’on peut connaitre en France où la communion est faite à plusieurs sur un temps dédié, ici la messe s’est déroulée comme d’habitude, la seule différence était que la jeune fille était assise au milieu de l’allée à l’avant.

Nous en profitons pour manger (Empanadas) et boire (Granité à la mûre), comme tous les dimanches, on y prend gout 😉

Nous avons filé ensuite faire quelques courses pour la semaine (80 croissants pour les matins ;)- )rencontrant et discutant avec des parents d’enfants de l’école nous ayant repérés ! Bon on ne mange pas encore assez de riz pour en acheter un sac de 25kg !

Alors qu’il pleut des cordes, pour finir notre semaine et prendre des forces pour la semaine suivante, Papa à préparé de la pâte à biscuit : chaque enfant à pu croquer dans sa lettre 😉

Une troisième semaine d’adaptation

En ce début de semaine, et après les jeudi et vendredis dernier sans école en raison de la grève des professeurs, Maman a accompagné Pierre et Apolline seulement à l’école car Baptiste n’avait pas école, sa maitresse ayant un RDV médical. Pour Apolline, c’était encore compliqué de la laisser dans sa classe.

Vers 8h, on reçoit un appel de l’école pour venir chercher Pierre car sa maitresse n’était pas là, son enfant était malade. Elle avait envoyé un message à 5h le matin mais comme nous n’avions plus internet depuis samedi soir, nous n’avions pas l’info comme une dizaine d’autres enfants. Elisabeth nous a prévenu, il est fort probable que nous n’aurons pas une semaine dans l’année où les enfants auront chacun 5 jours d’école…Affaire à suivre donc.

Papa profite donc de récupérer Pierre pour ensuite faire le tour des menuiseries en quête de bois pour construire un étendoir à linge. Nous avons essayé plusieurs « menuiseries » avec des prix allant de 12000 à 40000 pesos pièce. A priori, les français ont de l’argent donc les prix peuvent vite s’envoler pour nous, c’est très vrai aussi sur le marché nous a-t-on dit.

Le mardi, une nouvelle fois compliqué pour Apolline l’école. On a pu expliquer à la maitresse la veille au soir que Apolline s’ennuyait beaucoup en classe et surtout qu’il y avait beaucoup de bruit par rapport à la France. Et encore pire quand la maitresse s’absente, les garçons peuvent même se bagarrer. Papa est invité à rester une heure avec Apolline en classe. La maitresse commence pendant 10 minutes à expliquer aux autres enfants qu’il faut faire moins de bruit en classe, que ce sera bénéfique pour mieux apprendre. Elle explique aussi aux enfants que le temps prévu pour le sport serait remplacé par les autres matières si les enfants n’arrivaient pas à se concentrer et bien travailler.

Ensuite, le travail a débuté, c’était (encore) du coloriage suivi de découpage et collage pour remettre les objets par famille. Inutile de dire qu’Apolline avait fini la première.

La maitresse est ensuite venue nous voir pour faire faire un test à Apolline : une lecture d’une page entière puis ensuite une dictée pour écrire une dizaine de mots. Elle s’est ainsi rendu compte qu’elle n’était pas au bon niveau scolaire dans cette classe de « primero ». On se met d’accord qu’elle en parle au coordinateur.

Le soir c’est Mardi Gras, nous sommes invités à manger avec les enfants et à faire les galettes pour tout le monde, sœur Marie Thérèse s’occupe quant à elle des crêpes. La soirée sera très compliquée avec la fatigue accumulée, la quarantaine de galettes à cuisiner et la violence de certains parents sur leurs enfants…

Le mercredi, Apolline était en pleine forme car elle n’avait pas école, sa maitresse ayant un rendez-vous médical. Elle accompagnera donc maman toute la journée à son travail. En cette journée des cendres et du premier jour du carême, nous avons pu constater que cette fête catholique est beaucoup plus fêtée qu’en France. Dans Villa de Leyva, Papa a pu constater que presque tous les passants rencontrés avaient la croix sur le front. Maman et Apolline ont pu avoir leur croix elles aussi sur la fondation.

Baptiste quant à lui rentrera de l’école avec un joli sac à dos, cadeau de la part d’une intervenante à l’école.

Il ne devait pas y avoir assez de sac modèle gars (Requin, modèle essayé sur la photo envoyée par la maitresse) alors Baptiste à eu le modèle fille très joli : une belle vache.

Le jeudi, après la dépose des enfants à l’école, papa a pu faire le tour des quincailleries pour trouver son matériel. Pas de Brico Dépôt et Leroy Merlin mais des magasins « à l’ancienne », où on passe derrière le comptoir pour montrer ce que l’on cherche au vendeur.  Le vendeur vient déposer le sac de ciment de 50kg posé sur son épaule dans le coffre de la voiture. Merci !

A la menuiserie (des machines sous des tôles posée sur quelques poteaux en bois), j’ai pu récupérer mes morceaux de bois à presque la longueur demandée… On n’est pas à quelques centimètres près…

Le midi, c’est papa qui va chercher les enfants à l’école. Baptiste termine à 12h, les grands à 13h, on en profite pour flâner, faire des courses, et Baptiste aime bien jouer avec les pigeons.

Le vendredi, pour le dernier jour de la semaine, Baptiste n’avait encore pas école, sa maitresse avait encore un rendez-vous médical. On vous expliquera plus tard le système de santé, ce n’est pas très simple. Pour le coup, on a pu tester un remède de grand-mère ce même jour, Baptiste ayant été piqué par des guêpes. Sofia, la collègue de maman à la crèche a immédiatement écrasé des fleurs de bougainvilliers dans sa main pour lui mettre sur les piqures. A priori ça a fonctionné, car le gonflement a été limité, plus de pleurs et plus mal pour Baptiste.

Le soir, on en a profité pour faire notre première virée de nuit dans la ville et hors de la fondation. Au programme, un repas pas typique colombien mais que les enfants ont bien aimé 😉 Hamburger, frites et soda pour 2 euros et pizza géante pour 5 euros.

La suite de la soirée s’est passée sur la place centrale de la ville qui est vraiment un chouette endroit pour passer une agréable soirée. Des bars entourent la place et l’ambiance y est agréable. Cette soirée nous a fait un bien fou à tout le monde. Nous avions donc bien besoin d’une soirée à nous. Quelques frayeurs pour les filles sur le chemin du retour avec des bagarres de chiens… heu… Et puis nous croisons des jeunes dont les filles ont des bébés ou enfants en bas âges sur les épaules ou dans les bras. Pierre nous questionne en étant étonné par l’âge des filles qui peuvent avoir des bébés. On en profite pour aborder certaines explications liées à ces constats.

Le samedi matin, les filles sont allées flâner en ville pendant que les gars préparaient avec les d’autres enfants des cheese-cake pour le dimanche.

L’après-midi, papa et Pierre ont accompagné Alejandro à son entrainement de foot… Bon, on ne savait pas à quoi s’attendre et on n’a pas été déçu. On passe devant le terrain de foot en herbe qui semble à cette période à l’abandon (même si la saison est censée avoir démarré depuis un mois) et à côté de la salle de sport une nouvelle fois vide et fermée. La salle est très récente et fait à priori 3000 places mais on ne sait toujours pas ce qui se passe à l’intérieur.

On finit par arriver sur un terrain en béton sur lequel les racines des arbres voisins ont fait quelques bosses. Alejandro commence son échauffement avec les autres enfants. Papa comprend avec Pierre que finalement il y a toutes les catégories d’âges et qu’il n’y a pas de club mais plutôt un gars qui demande 1000 pesos (25 cts d’euros) par enfant et par séance pour gérer les 2 heures. En même temps ce n’est pas cher et le gars gère assez bien son truc.

Pour l’échauffement, quelques tubes de plastique pour faire une échelle et quelques obstacles et c’est parti. Il n’y aura qu’un ballon, les jeunes joueront chacun leur tour. Au passage, le ballon est beaucoup plus lourd qu’en France et très dur.

A la fin de l’échauffement, voyant la taille des enfants présents, on a demandé si Pierre pouvait jouer. Pas de souci, c’est parti pour un match de 30 minutes avec les autres enfants. Jean Marc on te rassure, Pierre fait aussi des jonglages à la Fondation.

On aura aussi la venue pendant la séance d’une brigade de police spéciale adolescents. Au programme, des photos et des fouilles des sacs à la recherche de cigarettes, alcool et drogue.

Pendant ce temps, c’est bricolage à la maison pour les filles et Baptiste : avion en bois, bouteille à transformer en mur végétal, peinture, … Apolline a pu aussi appeler sa copine Joséphine et lui faire visiter en visio notre lieu de vie.

Le soir, au repas des communautés nous avons pu gouter un tamal, plat vénézuélien à base de farine de maïs cuit dans des feuilles de bananier. Le plat était très bon une nouvelle fois mais accompagné d’un chocolat chaud à l’eau… pas très apprécié par notre famille.

Le dimanche sera plus tranquille avec un réveil en douceur. Les parents filent à la messe où nous serons rejoints à la fin par les enfants pour déguster Granité à la mûre et empanadas, traditionnel plat colombien qui est préparé tous les dimanches matin à partir de 4h par les frères et sœurs de la communauté sous notre chambre…

Le repas du midi avec les enfants de la fondation est transformé par un repas imprévu dans la maison de retraite voisine des sœurs. Une fois par mois, le dimanche midi est prévu un repas collectif avec tous les pensionnaires des maisons de retraite ainsi que les communautés, les retraitants et aussi les invités de passage. Nous étions 120 ce dimanche avec au menus : grillades diverses, manioc, banane plantain, guacamole, … Nous n’avons pas réussi à finir nos assiestes très copieuses. les enfants se sont exercés à la grenouille, une expatriée française surement !

L’après-midi, un peu de jardinage, un peu de peinture (test par les enfants d’activité pour la crèche de maman), une chasse au trésor pour les parents organisés par les enfants avec comme trésor une glace… On pense qu’ils avaient un message à nous faire passer ! On mangera le cheese-cake au gouter, celui à la maracuya est parti très vite, Pierre préférant celui au citron vert comme en France 😉

On a pu aussi ce dimanche faire des visios avec la famille et surtout voir nos petites chattes restées en France. Les enfants à la douche, cà sent la fin du weekend et une nouvelle semaine qui nous attends avec le rendez-vous dès le lundi matin à 6h50 pour voir la maitresse d’Apolline et le coordinateur de l’école pour son changement de classe. L’objectif est de réduire l’ennui d’Apolline à l’école et aussi nous espérons que dans sa nouvelle classe il y aura plus de discipline et moins de bruit.

Peinture sous plastique pour ne pas salir les petites mains et aussi tester le toucher avec les mains et objets de la peinture… au top. Quelques poissons ajoutés par dessus et le résultat est canon!

Le nainportequoi et le coq

Quoi de mieux que de commencer notre mission par le Coq ! Pour ce premier mois, nous vous proposons quelques photos du nain avec les coqs de la fondation. Au passage, on vous signale que le nain est beaucoup plus sage que les coqs pour se faire prendre en photo.

A la fondation, nous avons 5 coqs parmi tous les animaux présents : une vraie ménagerie, ca nous rappelle chez nous 😉 Les coqs sont à peine bien réglés, nous avons la chance d’entendre les cocorico dès 1h du matin et ce jusqu’à 7 heures du matin. Merci à eux.

Nous avons aussi différentes volailles : oies, canards, dindons et beaucoup de poussins.

Les frères disposent aussi de près de 90 poules pondeuses qui permettent d’alimenter les cuisines avec leur production.

Il y a aussi 7 moutons et depuis 3 jours, un petit agneau est venu compléter le cheptel.

Les frères entretiennent aussi un jardin dont la production sert aussi à alimenter les différentes cuisines présentes sur la fondation.

Une chouette rencontre

Un matin après le petit déjeuner, les enfants prennent la direction des chambres pour le brossage des dents. Les parents, encore dans la cuisine, entendent un énorme cri d’Apolline venant d’une chambre.

Nous nous précipitons vers la chambre où Apolline nous montre sa surprise du jour !

Malgré les efforts de Pierre et Baptiste, armés de lego, pour la remettre dehors cette petite bête a préféré faire le tour de la maison et venir se nicher dans la salle à manger.

Finalement, avec 2 épuisettes, nous avons pu la remettre en liberté.

En tout cas, nous n’avons pas compris comment elle a pu arriver là. Cela restera un mystère !

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